février 2018

«L’apprentissage permet d'accumuler de l'expérience»

L'apprentissage n'est pas uniforme. Ce système de formation concerne des secteurs et des niveaux très variés. Exemples avec quelques témoignages de jeunes de la région.
Dessin Christian Maucler

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Anthony Dias, 25 ans, de Mâcon
Je suis en terminale pour préparer le bac pro maintenance des véhicules. Auparavant, j’avais déjà passé un bac généraliste STG avant de m’engager pendant 5 ans dans l’armée de terre. J’étais au premier régiment de tirailleurs d’Epinal, avec lequel je suis parti en Afghanistan et j’ai participé à Vigipirate. Je voulais découvrir autre chose, c’était intéressant, avec des bons et des mauvais souvenirs, mais je ne voulais pas faire ça toute ma vie. Après l’armée, j’avais envie de m’orienter vers la mécanique auto. Cela a été une découverte qui m’a plu. J’aime bien comprendre le fonctionnement complexe d’engins qui ont l’apparence de tas de ferraille ! Ce n’est pas difficile mais il faut de la patience et beaucoup de méthodologie. L’apprentissage, c’est bien même si, au retour d’une période en entreprise, il faut être capable  de se remettre dans les cours et reprendre le fil. Ce n’est pas toujours évident.

Damien Touvé, 17 ans, en 2e année de CAP maintenance des matériels de parcs et jardins à la Maison familiale rurale d’Amange.
«Je souhaitais devenir paysagiste mais j’ai préféré compléter avec ce CAP qui m’apporte beaucoup». Sa formation actuelle est principalement axée sur la vente et la réparation de matériel de jardins. 12 semaines sont consacrées aux cours, complétées par 40 autres dans une entreprise. C’est à la Jardinerie jurassienne de Dole, boutique spécialisée dans la vente de produits et services pour l’entretien jardinier, que Damien effectue son apprentissage. «Cet apprentissage me permet de mieux comprendre le fonctionnement du métier, grâce à un encadrement très professionnel». Le cursus offre la possibilité de poursuivre en bac pro ou en BEP (brevet d’études professionnelles), mais aussi d’intégrer directement une entreprise.

Hélène Jacquot, 23 ans, diplômée conseillère en économie sociale et familiale
Hélène a effectué son BTS économie et sociale et familiale au centre de formation de Bourgogne Franche-Comté à Besançon et validé une troisième année à l’IRTS (Institut régional du travail social) de Besançon, avec des formations pratiques au CCAS de Gray et à l’Udaf (Union nationale des associations familiales). Un cursus qui lui permet de travailler dans le milieu social (assistante sociale, éducateurs spécialisés), dans des organismes tels que CCAS, mairies, ou encore logements sociaux. Mais la jeune femme est aujourd’hui en recherche d’emploi. Le secteur n’est pas évident. «J’ai dû insister pour obtenir un contrat pour compléter mon année de BTS. Je regrette qu’il soit si difficile de trouver un employeur». Néanmoins, Hélène reste ravie des bénéfices que peuvent procurer l’apprentissage, à commencer par une palette d’expériences sur son CV  : «Cela m’a permis de mettre un pied dans l’entreprise, sur le terrain, et de mieux comprendre ce qu’est le métier».

Montaine Bucher, 20 ans, en 1re année de BTS services et prestations des secteurs sanitaires et social à la Maison familiale rurale de Mandeure
«L’apprentissage est selon moi une bonne chose pour établir le lien entre la théorie et la pratique». En formation au conseil départemental du Doubs  à Pontarlier, service APA (aide personnalisé à  l’autonomie), la jeune fille  est en charge d’aider les personnes âgées en difficulté. «Pouvoir aider les autres, les renseigner dans les démarches est vraiment quelque chose d’important pour moi».
A la MFR, de nombreux enseignements pratiques sont accompagnés d’enseignements plus généraux comme les langues, la comptabilité ou encore la communication. Les apprentis se familiarisent avec l’accueil téléphonique et physique ou encore avec les ressources humaines.
Etre embauchée par l’entreprise de formation, continuer sur une licence de ressources humaines, passer des concours… une large palette d’options lui est offerte.
«Grâce à l’apprentissage, mes démarches dans les entreprises seront plus faciles grâce aux expériences que j’ai accumulées» dit-elle.

Natacha Vorillion, 19 ans, de Tournus, meilleure apprentie de France en mécanique agricole
Je suis en terminale bac pro mécanique agricole, spécialité espaces verts. J’ai connu ce secteur par mon oncle qui faisait de la mécanique de matériels de parcs et jardins. J’ai fait des stages dans l’entreprise MG Motoculture à Senozan et ils m’ont gardé en apprentissage depuis le CAP. J’aime beaucoup réparer, faire fonctionner quelque chose qui ne marche pas. Je m’occupe de petit matériel agricole type tondeuses, débroussailleuses, etc.  J’ai été meilleure apprentie de France dans ce domaine l’an dernier.  C’est mon professeur qui m’a incitée à participer mais je ne regrette pas : un titre comme ça renforce un CV ! Après le bac pro, je pense arrêter la formation et normalement mon entreprise va me garder.  De manière générale, c’est un domaine où l’on trouve du travail à condition d’avoir de la patience et de la rigueur. Et d’être passionné !

Recueilli par Cyrielle Le Houezec et Stéphane Paris
En savoir plus
CFA automobile
288 rue Claude Bernard
71011 Mâcon
0385209700
cfaauto-macon.fr

MFR
4 rue des Vergers
39700 Amange
0384706128
mfr-amange.fr

Centre de formation de Bourgogne-Franche-Comté
15 impasse Saint-Martin
25000 Besançon
0381479292
cfbfc.fr

IRTS
1 rue Alfred de Vigny
25000 Besançon
0381416100
irts-fc.fr

MFR du Pays de Montbéliard
18 rue du Pont
25350 Mandeure
0381300102
mfr-mandeure.fr


Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Beaux-arts : formations en Bourgogne-Franche-Comté


novembre 2026
Les prépas art :
• Ecole des beaux-arts, 6 bd Perpreuil, 21200 Beaune
• Ecole d’art de Belfort Gérard Jacot, 2 avenue de l’Espérance, 90000 Belfort
• École supérieure d'arts appliqués de Bourgogne, 5 rue Destutt de Tracy, 58000 Nevers
Ecoles d’art :
• Institut supérieur des beaux-arts, 12 rue Denis Papin, 2500 Besançon
• Ecole media art, 7 rue Leschenault de la Tour, 71100 Chalon-sur-Saône
• Ecole nationale supérieure d’art, 3 rue Michelet, 21000 Dijon

Créasup digital


mai 2026
Cette école d’enseignement supérieur technique privé créée à Tonnerre forme à deux corps de métiers distincts dans l’industrie du jeu vidéo : Game Designer et 3D Game Artist. En 3 ans, elle propose une première année de découverte des métiers du jeu vidéo avant un bachelor et un mastère, dans les 2 spécialités. creasupdigital.com

Stage dans l'artisanat


février 2026
Un stage dans une entreprise artisanale pendant les vacances scolaires ? C'est possible avec jestage.fr dans les 8 départements de Bourgogne-Franche-Comté. Le dispositif s'adresse aux élèves de 4e et 3e, aux lycéens et aux étudiants. Durée des stages : 1 à 5 jours.

Bac pro technicien de scierie


janvier 2026
Après vingt ans d’interruption, depuis la fermeture de la formation au lycée du bois de Mouchard, cette formation est réouverte dans la région pour répondre aux besoins grandissants en main-d’œuvre qualifiée du secteur de la scierie. Cette formation par apprentissage de 2 ans est proposée au centre de formation de Châteaufarine.

mobiklasse.de


janvier 2026
Ce programme vise à promouvoir l’apprentissage de la langue allemande, à encourager la mobilité internationale et à renforcer les échanges interculturels. En offrant des animations ludiques de sensibilisation, il s’adresse aux élèves de tous niveaux scolaires. mobiklasse.de
Voir tout