février 2020

Restauration dans les lycées : à l’école du goût

La Région Bourgogne-Franche-Comté s’est fixé comme objectif d’atteindre 50 % de l’approvisionnement des restaurants des lycées en circuits de proximité, dont 20 % en bio. Un défi relevé par les équipes en cuisine, comme au lycée Pontarcher de Vesoul.
Photo David Cesbron / Région Bourgogne-Franche-Comté
Restauration dans les lycées : à l’école du goût

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Truite du Jura en papillote, un pot au feu avec du bœuf comtois et des légumes locaux, des pizzas et pâtisseries fraiches, cuisinées sur place : ils ont de la chance les 300 internes et demi-pensionnaires du lycée professionnel Pontarcher de Vesoul (70) ! Pour la Sainte-Catherine, le 25 novembre, ils ont même droit à du pain d’épices fait maison, une tradition locale.
« Depuis plusieurs années, nous avons modifié nos approvisionnements pour privilégier les petits producteurs de la région et les circuits courts. On a introduit également des produits bio plusieurs fois par semaine » explique avec enthousiasme Florent Gavoille, le gestionnaire de l’établissement.  Des exemples ? La viande est fournie par les éleveurs de la Chevillotte dans le Doubs. Les légumes ont été cultivés à Gy (70). Et chaque jour, une boulangerie vésulienne livre 700 petits pains au levain (le self du lycée accueille aussi les élèves du collège voisin) que les adolescents dévorent.

Les élèves participent
à la composition des menus


S’approvisionner en circuit court, cela implique de prendre en compte la saisonnalité pour composer les repas : « en hiver, on évite les tomates au profit du chou rouge ou des carottes ». Mais aussi un gros travail d’épluchage et de découpe des légumes. Pour Ghislaine Didierlaurent, la cheffe de cuisine, cela en vaut largement la peine. « C’est toujours plus gratifiant d’avoir des bons produits du terroir. Avec l’équipe, on est un peu parents ici. On a envie que les enfants mangent bien et qu’ils passent un bon moment avant de repartir en classe. »
À Pontarcher, les menus sont élaborés, dans le respect des équilibres nutritionnels, par une commission qui réunit l’infirmière du lycée, des parents et des représentants des élèves. Ces derniers disposent également d’une boîte à suggestions pour faire part de leurs envies  gourmandes.
Nouveauté, depuis la dernière année scolaire, un menu végétarien – avec une omelette, des lentilles bio ou un pavé de céréales – est proposé chaque semaine (1). « Tous les jeunes n’adhèrent pas, reconnaît le gestionnaire. Mais, nous avons un rôle important  à jouer pour les sensibiliser à la diversité alimentaire. Cela fait partie de l’éducation. »
En photo
L’équipe de restauration du lycée Pontarcher de Vesoul s’attache à proposer un maximum de plats « faits maison » aux élèves.

(1)
Depuis le 1er novembre 2019, en France, tous les restaurants scolaires – de la maternelle au lycée – doivent proposer au moins un menu végétarien par semaine. C’est-à-dire un menu unique (ou un menu alternatif dans le cas où plusieurs menus sont proposés) à base de protéines végétales (lentilles, pois chiches, haricots… associés à des céréales), d’œufs ou de produits laitiers. Une obligation anticipée par le lycée Pontarcher.

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Nutri-score


octobre 2019
Ce logo sur les produits alimentaires associe une couleur et une lettre pour indiquer la valeur nutritionnelle. D'après une étude de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l'Inserm menée auprès de 2907 étudiants, l'utilisation des denrées portant ce logo engendre une consommation moindre de calories et d'acides gras saturés.

Pass'sport forme


décembre 2018
Le Réseau de prévention et prise en charge de l'obésité pédiatrique a mis en place un Pass'sport forme destiné aux jeunes de 7 à 17 ans qui se trouvent en difficulté à cause de leur poids. Moyennant 30 euros, il leur permet de participer à des ateliers éducatifs sportifs hebdomadaires dans une vingtaine de villes du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. +infos 0381219002

#MoisSansTabac


octobre 2018
Sous ce hashtag, un défi collectif : proposer aux fumeurs d’arrêter pendant un mois (voire plus) avec le soutien de leurs proches. Pour cela, une campagne d’information a désormais pris ses habitudes en novembre. Elle est accompagnée de nombreux outils : un kit d’aide à l’arrêt pour mettre toutes les chances de son côté, une appli e-coaching qui sert aussi de rappel quotidien, un numéro de téléphone permettant de joindre des tabacologues du lundi au samedi de 8 h à 20 h (38 89) et des comptes facebook et twitter sur lesquels sont partagés les astuces et conseils des participants. En savoir plus.

Tabac


mai 2018
Pour continuer à lutter contre le tabagisme, le gouvernement vient de décider que deux traitements de substitution nicotinique sont désormais remboursables : des « gommes à mâcher »  depuis le 22 mars 2018 et des « patchs » depuis le 16 mai 2018. Cette prise en charge permet à tous les patients l’accès à ces traitements de substitution,  supprime l’avance de frais, tout en permettant une durée de traitement adaptée à la dépendance.

Drogues


octobre 2017
En France, l'alcool est de loin la plus répandue des substances psychoactives (47 millions d'expérimentateurs, 43 millions d'usagers dans l'année, 9 millions d'usagers réguliers, 5 millions d'usagers quotidiens) devant le tabac (38 milions d'expérimentateurs, 17 millions d'usagers dans l'année, 14 millions d'usagers quotidiens) et le cannabis (17 millions d'expérimentateurs, 1,4 million d'usagers réguliers, 700 000 usagers quotidiens). Cocaïne : 2,2 millions d'expérimentateurs dont 450 000 usagers dans l'année. MDMA/ecstasy : 1,7 million d'expérimentateurs dont 400 000 usagers dans l'année. Héroïne : 600 000 expérimentateurs. Source : observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Voir tout