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Découverte de la culture indienne


Écrit par Léa Surmaire

L’Inde est aujourd’hui connue pour son thé, ses textiles, son cuir et ses pierres précieuses, vendus pour nous occidentaux, à prix dérisoires. Mais l’Inde, c’est aussi –et surtout- des odeurs et des couleurs à chaque coin de rue. Un ciel blanc et très lumineux, un climat chaud, humide et donc une atmosphère étouffante à laquelle se mêlent les bonnes odeurs d’épices que des indiens cuisinent dans la rue mais aussi celles des déchets que les habitants jettent par la porte ou les fenêtres pour en faire des tas immenses dans lesquelles les vaches sacrées, appartenant aux habitants les plus aisés, vont se nourrir. La rue, qu’elle soit en terre battue ou goudronnée, est pour les Indiens un lieu où beaucoup sont contraints de vivre, c’est pourquoi il est fréquent d’y voir des Indiens grands ou petits manger et dormir couvert -ou non- sous un mince « toit » de tissu. Mais, la rue est aussi un lieu de passage où se rencontrent, sans règles de circulation apparentes, piétons, animaux (vaches, chiens, singes, poules, cochons, ânes, dromadaires, éléphants…), charrettes, motos sur lesquels s’empilent des familles entières, quelques voitures et beaucoup de tuk tuks. Plus connus sous le nom de rickshaw, ce moyen de locomotion, inconnu dans les pays du Nord mais très fréquent dans les pays d’Asie du sud-est est en fait un véhicule tricycle généralement motorisé. Conduit par un chauffeur, il fait office de taxi. L’abondance de couleurs qui caractérise l’Inde est arborée par les femmes, leurs sarees –habit indien traditionnel- et leurs éclatants bijoux. Le voyageur en est émerveillé avant même d’avoir découvert la richesse des monuments et des paysages indiens.
Entrée dans un temple : les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, tous chantent à l’unisson. Une femme se lève, vient danser face à l’autel, la palette de sarees colorés s’agite en chantant, les gens sont heureux. C’est l’occasion de se demander ce qu’est la religion hindoue. Pas de livre sacré, ni de prophète fondateur, les fidèles ne sont pas encadrés par une organisation structurée : l’hindouisme n’a rien d’une religion occidentale. Pour les Hindous (80% de la population indienne), le monde forme un tout organisé par un ordre sacré. Il y a solidarité entre les astres, l’organisation de la société, les individus, les animaux et même les cycles saisonniers terrestres. Chaque homme est alors un élément du «tout». Les éléments n’ont ni commencement, ni fin, ils se réincarnent sans cesse. Pour arrêter ce cycle éternel, l’Hindou doit atteindre la délivrance par des actes sociaux et religieux.
Les Hindous en une entité : le brahman. Ce brahman se décline en différentes facettes : les dieux. Les trois principaux forment la trinité hindoue : Brahma, dieu de la création, Vishnu, dieu de la préservation et Shiva, dieu de la destruction. D’autres dieux, moins importants, existent pour bon nombre de domaines. Le célèbre Ganesh par exemple est prié comme soutien à chaque nouveau projet.
Vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi les Indiens, après la mort d’un de leur proche, pratiquent l’incinération et jettent les cendres dans le Gange ? Lorsqu’ils jettent ces cendres, ils jettent l’essence de la personne, « l’élément du tout » dans le Gange, le fleuve de l’Ultime vérité.
Autre chose à savoir : les Indiens vivent en varnas (castes) agencées par un ordre de pureté: les Brahmanes (prêtres, enseignants, lettrés , les Kshatriyas (roi, princes, guerriers), les Vaishyas (artisans, commerçants, agriculteurs), les Shudras (serviteurs). Leurs fonctions sont complémentaires. Les varnas sont héréditaires et, à l’intérieur de celles-ci les Indiens sont reclassés en jatis en fonction de leur profession. Une derrière catégorie : les Dalits, ou intouchables, sont considérés comme impurs et hors-castes. Boire la même eau qu’un Dalit est une véritable humiliation. Ils exercent les travaux impurs et dégradants comme le travail du cuir ou encore le nettoyage des excréments humains.
Texte Léa Surmaire
Photos Léna Chauvière

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