janvier 2019

Les JO de Tifany Huot-Marchand : «C’était de la folie !»

«2018 ? Sûrement ma définition de l’épanouissement». La patineuse de vitesse en short-track de l’ASM Belfort Vitesse a vécu une première participation aux JO, une première finale A aux championnats du monde, une première médaille aux championnats d’Europe.
Photo Simon Daval

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Quels souvenirs gardes-tu de tes premiers Jeux olympiques il y a un an (à Pyeongyang en février 2018) ?
J’en suis très satisfaite. Sur ma spécialité, le 1 500 mètres, il ne m’a pas manqué grand-chose. La compétition était rude, mais le plus important, c’est que je me suis sentie prête à me battre avec les meilleures. C’était une première expérience, j’étais en forme et ça m’a mise en jambe pour la suite. J’ai hâte d’être à Pékin en 2022 !

Que t’a apporté cette expérience ?
Tout d’abord, sur le plan psychique, beaucoup de fierté de représenter la France. Et très touchée d’avoir été soutenue par autant de monde. Ça, c’est l’une des choses que je vais le plus retenir. C’était de la folie ! Tu te sens plus forte de savoir qu’autant de personnes sont derrière toi. Sur le plan sportif, c’était une étape fondamentale dans l’évolution de ma carrière puisque j’ai enchaîné notamment avec les championnats du monde au Canada où j’ai terminé 6e sur 1 500 mètres.

En France, le short-track est très peu médiatisé, quel était l’engouement du public en Corée ?
Là-bas, les patineuses et patineurs sont des stars, on vient te demander un autographe dans la patinoire, ou en plein milieu du resto (pour les Hollandais), on t’aborde dans les rues… Le short-track est aussi très populaire au Canada mais en France, c’est un sport vraiment confidentiel. En championnat de France, on se bat souvent contre des personnes que l’on connait par coeur. Ce sont les compétitions européennes, puis le haut niveau qui m’ont fait progresser.

Ton début de saison (fin 2018) a commencé en demi-teinte, comment te sens-tu aujourd’hui et quels sont tes objectifs 2019 ?
C’est vrai, je ne me suis pas qualifiée pour les premières coupes du monde donc c’était un peu compliqué, mais là ça va bien mieux. J’ai terminé vice-championne de France élites et du coup, je suis sélectionnée pour les championnats d’Europe. Pour 2019, je ne me prends pas la tête, je vais me faire plaisir en patinant et on verra bien. Mais j’ai toujours l’objectif d’aller chercher des finales et je me dis juste que je veux être prête pour les prochains Jeux olympiques.

Recueilli par Simon Daval

Tifany Huot-Marchand

née le 10 mai 1994 à Besançon.
Palmarès 2018 : 6e aux championnats du monde (1500m), 3e aux championnats d’Europe (3000m relais) et 15e en individuel.

2019
L'année débute sur des bases encore plus élevées pour Tifany qui a réussi de superbes championnats d'Europe à Dordrecht (PB) : médaille d'argent sur 1000 m, 6e au classement général individuel et 4e au relais 3000 m.

Envie de voir du short track ?
L’ASMB organise le trophée du Grand Lion les 5 et 6 avril à la patinoire du Grand Belfort. vitessebelfort.blog.free.fr

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