janvier 2020

« Ce projet nous a fait grandir »

Les « Fabriques citoyennes » menées par le Cij de Haute-Saône en 2018-2019 ont été une vraie réussite. Des élèves de la région ont réalisé 19 films sur l’immigration.
Photo Yves Petit
« Ce projet nous a fait grandir » « Ce projet nous a fait grandir »

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Lancées en septembre 2018, les « Fabriques citoyennes » autour de l’histoire de l’immigration se sont terminées en décembre 2019. Une remise des prix à Paris et une rencontre avec Lilian Thuram, parrain de l’opération, à Dijon sont venus conclure un exercice réalisé avec une vingtaine de classes de toute la région. Conclure n’est pas le bon mot : ces fabriques perdurent à travers l’exposition itinérante Bourgogne-Franche-Comté, présence des suds et 19 films de 2 mn créés par les élèves à partir d’archives et du parcours d’immigrants. Exercice pédagogique qui a donné lieu pour eux à recherches historiques, écriture de scénario et de commentaire, montage, enregistrement de voix, visite du musée de l’Immigration à Paris.
L’ensemble a été émaillé de rencontres liées au projet. Des élèves du lycée agricole Granvelle de Dannemarie-sur-Crête ont décidé de raconter l’histoire de Maemon Rahal, musicien syrien expatrié à Besançon. Plus que la satisfaction d’être parvenus à finaliser leur projet, ils retiennent l’utilité de témoigner. « Le musicien nous a beaucoup sensibilisés et émus. Le rencontrer nous a fait grandir. L'immigration est un sujet important sur lequel il faut se pencher actuellement. Les vies des migrants sont difficiles et les migrations ne font qu'augmenter. » Frédérique Roy, la prof d’éducation socio-culturelle qui les a accompagnés, est ravie des heures passées sur le film, d’autant que Maemon Rahal s’est montré très disponible pour rencontrer les élèves : « C’est un enjeu primordial de travailler sur les discriminations dans un lycée agricole, où nos élèves sont souvent très ancrés dans leurs cultures familiale et professionnelle et peu habitués à côtoyer d’autres cultures ».
Les lycéens de Pergaud, à Besançon, eux aussi félicités pour leur film sur Fatima Demougeot, ouvrière de Lip, résument un sentiment général : « c’était hyper intéressant de retracer l’itinéraire d’une personne et de pouvoir la rencontrer ». Chance supplémentaire, la voix off de leur film a été enregistrée par Leïla Slimani. Fatima Demougeot dit ressentir beaucoup d’émotion en voyant le travail réalisé. « J’ai accepté la demande des élèves d'abord parce que leur motivation m’a touchée » dit-elle. Pascal Blanchard, historien du groupe de recherche Achac, avait au départ donné le cadre et les pistes de travail aux élèves. A l’arrivée, il avoue avoir été surpris par la qualité du résultat. « C’était un vrai challenge. Le résultat montre qu’ils ont été à la hauteur, qu’ils ont su à la fois perpétuer la mémoire et transmettre des émotions  Ces films suscitent l’émergence de projets similaires dans d’autres régions.»
En photo
1 - Les lycéens de Granvelle avec Maemon Rahal.

2 - Les élèves du lycée Pergaud autour de Fatima Demougeot

3 - Pascal Blanchard (Achac) et Marie-Pierre Slemett (Crij Bourgogne-Franche-Comté), instigateurs du projet.

En savoir plus
lesfabriquescitoyennes-bfc.fr

Lire aussi
Dossier Histoires d'immigration

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

"Je veux aider"


mars 2020
Pour limiter l’impact social de la crise sanitaire liée au Covid-19 dans divers secteurs, le gouvernement créé la plateforme jeveuxaider.gouv.fr. De nombreuses associations, qui reposent en temps normal sur des bénévoles souvent âgée, peinent à poursuivre leur activité car leurs forces vives sont les premières à devoir rester confinées. Les bonnes volontés peuvent s'engager dans 4 types de missions : aide alimentaire et d’urgence ; garde exceptionnelle d’enfants de soignants ou d’une structure de l’aide sociale à l’enfance ; lien (téléphonique, visio, mail, etc.) avec les personnes fragiles isolées ; solidarité de proximité (courses de produits essentiels pour les voisins fragiles, isolés, handicapés).

Confinement et violences


mars 2020
Avec les mesures de confinement liées au Covid-19, les interrogations concernant les violences familiales et conjugales se posent. L’association France-victimes rappelle que « des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes vivent dans la peur et sont chaque jour victimes de coups et de sévices sans pouvoir se défendre et du fait du confinement sans pouvoir appeler à l'aide. Pour eux, le confinement n'est pas synonyme de protection, mais d'extrême danger ». Elle appelle « chaque personne qui a connaissance de violences sur un enfant, une femme, ou un homme à appeler les services de police ou de gendarmerie ou le numéro 116 006 qui se chargera de faire le nécessaire auprès des autorités. Un mail est mis à la disposition des personnes pour demander de l'aide ou signaler des personnes en grand danger : victimes@france-victimes.fr. Chacune de nos 132 associations est en contact avec les forces de police et de gendarmerie, les instances judiciaires, mais aussi les mairies pour venir rapidement en aide aux personnes et notamment être en mesure de les mettre en sécurité dans des logements d'urgence ».

Camp-chantier de jeunes à la Citadelle de Besançon


mars 2020
Pour la quatrième année consécutive, la Ville de Besançon propose un chantier de jeunes à la Citadelle du 4 au 18 juillet (préinscriptions jusqu’au 29 mars). Ce camp-chantier réalisé en partenariat avec l’association Le Club du Vieux Manoir permet aux jeunes volontaires de découvrir le patrimoine en participant à sa sauvegarde. Ils travailleront notamment sur la restauration des piliers du puits de la Citadelle, le rejointoiement de murs, la construction de murets en pierre sèche et la restauration d’un escalier menant à un ancien magasin à poudre. En complément, le groupe hébergé au camping de Chalezeule vivra des moments de découvertes aux alentours et pratiquera des activités sportives et ludiques. Le groupe sera hébergé au camping de Chalezeule. Les participants proviendront pour moitié de Besançon et pour moitié d’autres horizons. Inscriptions (30 euros puis participation aux frais de repas et d’hébergement : 240 € ) ici.

Stéréotypes stéréomeufs


janvier 2020
Adosen lance son 3e concours de scénarios pour lutter contre les stéréotypes de genre. Il est ouvert jusqu'au 7 février aux jeunes de 10 à 19 ans, y compris dans le cadre scolaire. Infos.

Campus car


janvier 2020
Un site de covoiturage local imaginé par les étudiants de l'IUT de Belfort-Montbéliard. Opérationnel depuis 2015, il permet de proposer ou chercher un trajet : campus-car.fr
Voir tout