février 2024

Un stage pour savoir réagir face aux troubles psychiques

L'association PSSM France, créée en 2018 par l'Infipp, Santé mentale France et l'Unafam, œuvre depuis 2019 pour proposer la première formation de secours en santé mentale. Rencontre avec Carla Chabanol et Anaïs Madet, deux étudiantes en psychologie, formées en 2022.
Photo PSSM France

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La formation Premiers secours en santé mentale (PSSM) se déroule sur deux jours à temps plein. Carla Chabanol et Anaïs Madet, toutes deux étudiantes en master de psychologie clinique à Dijon, ont effectué cette formation dans le cadre de leur job étudiant, en février 2022, à l'hôpital La Chartreuse. « On m'avait dit que parce que j'étais en psycho, je n'apprendrais pas beaucoup de choses, mais c'était le contraire » admet Anaïs Madet. La jeune femme qui, à l'époque, était en licence s'explique. « Par exemple, pour la question du suicide, en licence on apprend la théorie, mais lors de la formation on nous donne des outils concrets. » Éviter toute forme de culpabilité, ne pas minimiser, parler ouvertement du sujet sont autant de conseils qui peuvent paraître anodins mais qui sont pourtant essentiels. « On pense que dire à quelqu'un qui a des envies suicidaires que son entourage va souffrir est pertinent, mais en fait pas du tout, poursuit l'étudiante. C'est culpabilisant et cela peut lui faire penser qu'il ne fait que du mal autour de lui et l'inciter davantage à passer à l'acte. »

Déstigmatiser

La première étape de la formation passe par la "déstigmatisation" des troubles de santé mentale, afin de déconstruire les nombreuses idées reçues. Beaucoup de sujets sont abordés comme les addictions, les crises d'angoisse, les crises psychotiques ou encore la dépression. La deuxième étape expose la méthode "AERER" : approcher, écouter attentivement, réconforter, encourager à aller vers des professionnels, réorienter. Une démarche pas à pas que les deux jeunes femmes ont pu mettre en place par la suite. « Une collègue a fait une crise d'angoisse et j'ai pu appliquer ce que j'avais appris, témoigne Carla Chabanol. Je suis restée présente pour elle et elle a fini par déverser tout ce qui n'allait pas. Elle m'a remerciée et m'a dit que c'était passé plus vite que si elle avait dû gérer seule. » Au quotidien, l'étudiante dit avoir changé son approche. « Je fais plus attention aux autres, on apprend qu'on ne va pas déranger l'autre en allant le voir. C'est vraiment un enjeu social plus que thérapeutique. »

Formation ouverte à tous

Lors des assises de la psychiatrie et de la santé mentale en 2021, le gouvernement annonçait un objectif de 60 000 secouristes en santé mentale fin 2023. Dessein largement mené à bien puisque plus de 91 000 personnes ont déjà été formées. D'autant que la formation engage tous types de profils. « Il y avait une bibliothécaire, qui avait déjà été confrontée à une personne souffrant de crises d'angoisse, une dame qui travaillait dans l'administration à la fac et d'autres professionnels. Pour les personnes qui n'ont pas de notion en psychologie, c'est très clair et très bien expliqué. » En effet, 98.5% des stagiaires recommandent la formation selon PSSM France. L'objectif sur 10 ans est d'atteindre 750 000 secouristes formés en France.

Lauriane Noel
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pssmfrance.fr


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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
Le CHU rappelle qu'en adoptant les bons réflexes, chacun contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse, préserver l’efficacité du système de soins pour tous.

Numérique et dépendance


janvier 2026
L'addiction aux jeux vidéos est pour l'instant la seule reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé. Les autres formes de dépendance au numérique, de l'attachement à l'objet au besoin de consultation et à l"usage intensif sont classés dans différentes catégories de troubles du comportement comme l'anxiété ou les comportements compulsifs. A noter que l'isolement social peut-être cause, conséquence et/ou symptôme de la dépendance au numérique. 

Alcools


octobre 2025
Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

Centre garatuit d'information, de dépistage et de diagnostic du Doubs-Jura


octobre 2025
Cet organisme assure un accueil anonyme, confidentiel et gratuit pour le dépistage, la prévention, le traitement et le suivi des infections sexuellement transmissibles. Il propose également un service de vaccination (hépatite A et B, HPV), une évaluation des risques, la délivrance de contraception d'urgence et des conseils personnalisés en santé sexuelle. Accueils à Besançon (15 avenue Denfert Rochereau, 0381634450), Montbéliard (40 faubourg de Besançon, 0381993700); dole (CH, 73 avenue Léon Jouhaux, 0384798077), Lons (CH, 55 rue du Dr Jean Michel, 0384356206). Infos sur ahs-fc.fr.

Deuil périnatal


octobre 2025
Peu évoqué dans le débat public, le deuil périnatal concerne les pertes de grossesses précoces du premier trimestre (200 000 par an en France) et la mortalité périnatale (interruption médicale de grossesse, décès in utero, à la naissance ou au cours des 7 premiers jours de vie) touchant près de 7 000 femmes et couples chaque année. Ce drame conduit à un traumatisme qui varie selon le moment de la grossesse ou encore, selon l'expérience personnelle propre à chaque femme et chaque couple. D'après le CHU de Besançon, les grossesses arrêtées précocement (GAP) concernent 15 à 20 % des grossesses au premier trimestre. Un chiffre conséquent " mais une prise en charge morcelée et hétérogène, avec des parcours peu lisibles, des moyens limités et un accompagnement insuffisant, ce qui aggrave la souffrance des patientes et des couples" . Pour répondre à ces lacunes, le CHU a mis en place une nouvelle filière de soins novatrice dans notre région dédiée entièrement aux GAP pilotée par un médecin référent, visant à offrir un parcours structuré, coordonné, plus humain, alliant prise en charge médicale adaptée et soutien psychologique. Parmi les actions mises en oeuvre figurent des consultations post-GAP spécifiques, des parcours mieux identifiés, un protocole standardisé, des supports pédagogiques pour les patientes etr les fratries, la création d’une box ressource à disposition. Le CHU souhaite aménager une nouvelle pièce dédiée appelée « salon des anges » et la rendre propice au recueillement. Pour mener à bien cette initiative, le fonds Phisalix (fonds de dotation du CHU) est à la recherche de 10 000 €. Chacun peut y contribuer ici.
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