décembre 2024

Vecteurs d'addiction

Si toute habitude n’est pas addiction, les principaux dangers sont connus. Ils correspondent aux numéros d’appel mis en place par Santé publique France. Récapitulatif des addictions les plus salées.

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L’alcool demeure l’un des plus produits les plus addictifs et les plus dangereux, même si la consommation moyenne a baissé ces 20 dernières années. Il est responsable de 45 000 décès par an, notamment de manière indirecte par les accidents de la route, qui concernent beaucoup les jeunes. Les risques à court terme de l’abus d’alcool sont aussi le coma éthylique, la violence, les rapports sexuels non désirés. « La consommation régulière d’alcool chez les jeunes est associée à un mauvais état de santé à l’âge adulte » insiste le site de Santé publique France. La consommation régulière d’alcool à l’adolescence est associée à un moindre niveau d’études. Des études montrent que l’initiation précoce dans le cadre familial serait prédictive d’épisodes d’API (alcoolisation ponctuelle importante).
Pour le tabac, c’est presque le double : 75000 décès par an, mais c’est à plus long terme. Quelqu’un qui commence à fumer à l'adolescence et continue à l'âge adulte peut compter 10 à 20 ans d’espérance de vie en moins ! L’effet de la nicotine est plus marqué chez l’adolescent que chez l’adulte et peut augmenter les états dépressifs. Fumer augmente le risque de difficultés respiratoires, d’asthme et/ou de rhinite. Par ailleurs, les jeunes qui consomment régulièrement du tabac et ont débuté avant 15 ans ont plus de risque de consommer d’autres produits psychoactifs.
Si ces deux produits enregistrent une consommation en baisse, ce n’est pas le cas des drogues illicites. Leur usage ne cesse d’augmenter depuis 2010 d’après l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. C’est le cas pour le cannabis, la MDMA ou la cocaïne dnt l’usage est passé de 0,3 à 2,7 % de la population en 30 ans. D’après l’OFDT, l’offre est la principale cause de cette augmentation : baisse des prix, accès rendu plus facile par le numérique. Et pour les jeunes, le « démarrage » est facilité par des produits autorisés, mais aujourd’hui interdits, tels que sniffy et puff, aptes à enclencher une habitude.
Addiction aux jeux : oui, les mêmes mécanismes que pour la drogue fonctionnent : dépendance, manque, anticipation, soulagement, amplification du besoin. Cela s’applique aux jeux d’argent comme aux jeux vidéo, dont les problèmes addictifs sont désignés par le terme gaming disorder, reconnu comme maladie par l’OMS depuis 2018. Le fait de jouer et gagner libère des hormones dont on devient dépendant et le jeu passe de moyen à but, de passe-temps à besoin. Conséquences : perte de temps et d’argent mais aussi irritabilité, isolement, perte de contrôle.
Cyberaddiction : personne ne peut croire que scroller pendant des heures en regardant défiler un mélange de fake news, blagues, émojis et réflexions simplistes peut induire un quelconque développement. De là à dire qu’il s’agit d’addiction, tous les scientifiques ne franchissent pas la ligne, la considérant plutôt comme manie ou comportement problématique en raison d’une dangerosité moindre (« il n’y a pas de morts dans l’addiction aux jeux vidéo ou à Internet »). Moins de 5 % de la population auraient un usage problématique du numérique (c’est quand même à peu près équivalent au nombre d’usagers réguliers du cannabis). Internet joue à la fois le rôle d’incitateur et de facilitateur, l’un des principaux buts étant de mobiliser temps et argent de l’utilisateur, avec un accès immédiat à des contenus qui renvoient à d’autres addictions et les facilitent (jeux d’argent, pornographie…). Mais si le risque est beaucoup plus faible que pour d’autres addictions, il faut rappeler que l’utilisation abusive d’écrans nuit au sommeil, à la capacité de concentration et d’apprentissage et par contrecoup réduit l’activité physique. Il existe de fait un impact important sur la santé.
En savoir +
Santé publique France propose une aide à distance professionnelle de prévention des addictions par l'intermédiaire de lignes téléphoniques et de sites internet. Pour l'addiction aux jeux : 0974751313, tous les jours de 8 h à 2 h. Site joueurs-info-service.fr. Pour le cannabis : 0980980940, tous les jours de 8 h à 2 h. Site drogues-info-service.fr. Pour les drogues : 0800231313, tous les jours de 8 h à 2 h. Site drogues-info-service.fr. Pour l'alcool : 0980980930, tous les jours de 8 h à 2 h. Site alcool-info-service.fr. Pour le tabac : 3839 de 8 h à 20 h, du lundi au samedi. Site tabac-info-service.fr avec des conseils et des tests. Un coaching personnalisé est accessible via l'application coaching tabac. Une communauté facebook est également en ligne.

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
Le CHU rappelle qu'en adoptant les bons réflexes, chacun contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse, préserver l’efficacité du système de soins pour tous.

Numérique et dépendance


janvier 2026
L'addiction aux jeux vidéos est pour l'instant la seule reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé. Les autres formes de dépendance au numérique, de l'attachement à l'objet au besoin de consultation et à l"usage intensif sont classés dans différentes catégories de troubles du comportement comme l'anxiété ou les comportements compulsifs. A noter que l'isolement social peut-être cause, conséquence et/ou symptôme de la dépendance au numérique. 

Alcools


octobre 2025
Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

Centre garatuit d'information, de dépistage et de diagnostic du Doubs-Jura


octobre 2025
Cet organisme assure un accueil anonyme, confidentiel et gratuit pour le dépistage, la prévention, le traitement et le suivi des infections sexuellement transmissibles. Il propose également un service de vaccination (hépatite A et B, HPV), une évaluation des risques, la délivrance de contraception d'urgence et des conseils personnalisés en santé sexuelle. Accueils à Besançon (15 avenue Denfert Rochereau, 0381634450), Montbéliard (40 faubourg de Besançon, 0381993700); dole (CH, 73 avenue Léon Jouhaux, 0384798077), Lons (CH, 55 rue du Dr Jean Michel, 0384356206). Infos sur ahs-fc.fr.

Deuil périnatal


octobre 2025
Peu évoqué dans le débat public, le deuil périnatal concerne les pertes de grossesses précoces du premier trimestre (200 000 par an en France) et la mortalité périnatale (interruption médicale de grossesse, décès in utero, à la naissance ou au cours des 7 premiers jours de vie) touchant près de 7 000 femmes et couples chaque année. Ce drame conduit à un traumatisme qui varie selon le moment de la grossesse ou encore, selon l'expérience personnelle propre à chaque femme et chaque couple. D'après le CHU de Besançon, les grossesses arrêtées précocement (GAP) concernent 15 à 20 % des grossesses au premier trimestre. Un chiffre conséquent " mais une prise en charge morcelée et hétérogène, avec des parcours peu lisibles, des moyens limités et un accompagnement insuffisant, ce qui aggrave la souffrance des patientes et des couples" . Pour répondre à ces lacunes, le CHU a mis en place une nouvelle filière de soins novatrice dans notre région dédiée entièrement aux GAP pilotée par un médecin référent, visant à offrir un parcours structuré, coordonné, plus humain, alliant prise en charge médicale adaptée et soutien psychologique. Parmi les actions mises en oeuvre figurent des consultations post-GAP spécifiques, des parcours mieux identifiés, un protocole standardisé, des supports pédagogiques pour les patientes etr les fratries, la création d’une box ressource à disposition. Le CHU souhaite aménager une nouvelle pièce dédiée appelée « salon des anges » et la rendre propice au recueillement. Pour mener à bien cette initiative, le fonds Phisalix (fonds de dotation du CHU) est à la recherche de 10 000 €. Chacun peut y contribuer ici.
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