Si l’on cherche les clés de la citoyenneté, le tissu associatif en est certainement une. Au moment d’inaugurer la Maison des associations agrandie et rénovée, Nathalie Koenders rappelait l’importance d’un secteur qui contribue à favoriser l’idée de vivre ensemble et à atténuer les fragilités, loin des « logiques de concurrence. » Pour la maire de Dijon, ces « forces vives de la vie locale » symboles de solidarité et d’engagement montrent « un refus de demeurer spectateur, une volonté d’agir concrètement ensemble, bref de faire société ».
Depuis le 2 octobre, la nouvelle Maison des associations est redevenue l’un des – nombreux – lieux de la Dijon mis à leur disposition, après 2 ans de travaux qui ont nécessité un investissement de 12,2 M€ de la Ville, avec des participations de l’État, de la DSIL (dotation de soutien à l’investissement local), de la Région et du Département.
Le bâtiment vétuste de la rue des Corroyeurs a fait place à un lieu très fonctionnel à la capacité d’accueil et de services considérablement renforcée. Il comprend une grande salle polyvalente, une douzaine de salles de réunion, un espace numérique, un espace de coworking, un tiers-lieu, une centaine de bureaux, des boîtes aux lettres, un service de restauration. « Nous réaffirmons notre choix d’investir pour l’avenir des associations avec un accueil, un confort, une accessibilité accrus. Ce n’est pas seulement un bâtiment mais aussi un lieu au rôle fédérateur, avec un appui matériel et logistique ».
La salle polyvalente très remplie lors de l'inauguration montrait l’intérêt général du site, dans une ville où l’on recense 4000 associations et 4 fois plus de créations annuelles que de dissolutions. Sur le plan national, « en 15 ans, l’engagement associatif a progressé, notamment chez les 15 – 24 ans, contrairement aux idées reçues » affirmait Nathalie Koenders en s’appuyant sur des données Ifop. Malgré tout, l’air du temps n’est pas à la dépense pour les collectivités. « Dijon est l’une des villes de France qui soutient le plus ses associations, 25 % de plus que la moyenne. On ne peut pas faire plus, mais on va maintenir le cap et on ne baissera pas nos aides, à un moment où le secteur associatif est mis à mal comme jamais. »
Les autres collectivités présentes déploraient également une évolution qui a vu disparaître 12000 emplois en 2025, à l’instar du Département de la Côte-d’Or, représenté par Guillaume Ruet : « Au Conseil départemental, le soutien au monde associatif nous tient particulièrement à coeur, car il joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale ». Même son de cloche du côté de l’État. Violaine Demaret, préfète de Côte-d’Or, rappelait que « l’action publique dépend beaucoup des associations », qui oeuvrent pour « le vivre ensemble et sont un antidote au repli ». Deux autres raisons justifient l’appui de l’État : « une nécessaire rénovation thermique et le renforcement de l’accessibilité pour intégrer de multiples handicaps, d’autant que de nombreuses associations s’occupent de handicap ».
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