Le festival Eclosion va vivre sa 17e édition. Comment se porte-t-il ?
Plutôt bien, même si, comme tout le monde, on a fortement ressenti l’impact de la période Covid. Mais depuis 2 ou 3 ans, il y a un nouvel élan. Les gens reviennent ; l’an dernier, beaucoup de soirées étaient complètes. J’ai l’impression qu’on nous connaît plus. Bien sûr, il y a le bouche à oreille et l’entourage des étudiants qui jouent, mais pas seulement.
Quel est l’objectif du festival ?
Au départ, le TU était plutôt une association autogérée et à un moment, il y a eu la volonté de faire appel à des metteurs en scène pour accompagner les étudiants et hausser la qualité. Eclosion est arrivé dans cet esprit. Ça reste du théâtre amateur, mais avec un aspect professionnel. L’idée est de permettre aux participants de s’exprimer dans des conditions proches de la réalité professionnelle. Cela permet de montrer le travail des ateliers toute l’année. Eclosion est une ligne de mire, mais ce n’est pas la seule, et une belle manière de clôturer l’année.
Vous proposez 2 spectacles par soir pendant 5 jours, avec une boum de clôture. Est-ce un format stable ?
Il s’est construit petit à petit, mais cela fait plusieurs éditions qu’il se présente de la sorte, toujours au même moment, à cheval sur la dernière semaine de mars et la première d’avril. Nous commençons par un Projet jeune pousse, qui est le seul assuré et encadré à 100 % par des étudiants. Cette année, ce sera Le Bal d’hier, mené par Victor Soudan et Sacha Domece, qui se sont connus au TU et qui aujourd’hui sont au conservatoire à rayonnement régional de Dijon. Nous avons aussi l’habitude d’accueillir 2 troupes extérieures sur un appel à projets ouvert à la jeune création ou aux étudiants qui sortent d’école, mais cette année, il n’y en aura qu’une : la compagnie En Place, de Strasbourg, qui propose Lésion(s). A côté de cela, il y aura 5 créations du TUD : Gisèle, Théâtre à la tronçonneuse, Les Penn Sardin, Piratesses, Supermarket.
Ce dernier est proposé par Karine Bayeul qui était déjà là l’an dernier.
Le TU suscite-t-il des vocations artistiques ?
Cela peut-être le cas, comme pour Victor Soudan et Sacha Domece, qui ont des chances de devenir intermittents du spectacle. Mais ce n’est pas la vocation première du TU. Les étudiants qui viennent sont issus de toutes les filières, pas seulement des lettres. Ils ont l’envie d’essayer l’art dramatique dans une structure qui est une famille, où tout le monde se connaît. Certains reviennent d’une année sur l’autre, parfois pendant 7, 8 ans, tant qu’ils sont à la fac. La plupart n’ont pas le projet de devenir professionnels. D’ailleurs, il est de plus en plus difficile de devenir intermittent du spectacle.
Commentaires
Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.