décembre 2019

« Il y aura un héritage »

Nicolas Michaud, responsable de l'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse côté français, se réjouit des répercussions de l'événement.
Photo Laurent Cheviet
« Il y aura un héritage »

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Flamme et anneaux olympiques dans le massif du Jura, certains l’ont rêvé, ils vont très bientôt le vivre. Nicolas Michaud est le responsable du comité d’organisation, pour la partie française, des Jeux olympiques de la jeunesse Lausanne 2020, qui se dérouleront du 9 au 22 janvier. Le genre de responsabilité qui oblige à tutoyer l’excellence... A l’approche de l’événement, l’ancien patron du ski nordique français se montre serein. 
Quel est votre état d’esprit à quelques jours d’un tel événement ?
Il y a encore pas mal de boulot mais on est assez serein. On travaille depuis 2 ans en direct avec le Comité international olympique (CIO) et, de fait, on a construit une façon de travailler qui est bonne. Le CIO nous apporte son énorme expérience des organisations de ce type. Cela fera partie de l’héritage.

Comment s’est effectué le recrutement des bénévoles ?
Ils ont été recrutés en juin dernier après s’être inscrits sur une plateforme. On a reçu tous les candidats un par un et on les a choisis en fonction de leur compétence, leurs envies et leur disponibilité. Tous les besoins sont couverts. L’important était de jauger la bonne quantité. On aurait pu en prendre 700 mais je crois qu’il n’en fallait pas trop.  Ils sont 460, répartis en 16 commissions : sportive, logistique, sécurité-secours, avec des contraintes importantes imposées par les services de l’Etat. On aura par exemple beaucoup de monde sur les contrôles d’accès.

Et pour la restauration ?
C’est un très gros morceau ! On servira 600 repas chaque midi sur le site. On sait faire mais la difficulté, c’est qu’il faut tenir la cadence pendant 12 jours et donc organiser un turn over efficace.

Quelle sont les difficultés ?
Nous avons deux salariés seulement et en face de nous, le CIO fonctionne avec des professionnels qui demandent des choses tous les jours.

Quelle est la plus grosse crainte ?
C’est la météo, même si on n’y peut pas grand-chose. C’est la clé. Si on a 12 jours de tempête de neige ou de pluie, ça sera plus compliqué qu’un anticyclone… Pour le reste, il n’y a pas de crainte particulière. On a vraiment anticipé par rapport aux événements qu’on gère habituellement. Ceci dit, il y aura forcément des imprévus mais cela restera des « bricoles ».

Vos bénévoles ont acquis une certaine expérience avec la Transjurassienne et la coupe du monde de combiné nordique…
Exactement. On présente une particularité par rapport aux 7 autres sites. On a géré nous-même le recrutement. Donc, sur les 450, on en connaît plus de la moitié, qui ont fait leurs preuves.

Quelles sont les retombées médiatiques attendues ?
L’événement est en train de prendre de l’ampleur : il y a 4 ans, à Lillehammer, tous les droits étaient gratuits. Aujourd’hui pour la première fois, les télés doivent négocier pour diffuser des images des épreuves. Les Norvégiens, les Suisses et les Japonnais ont acheté. Une trentaine de médias seront présents chaque jour.

L’héritage ?
Je vois quatre volets. D’abord les équipements : les JOJ ont permis de débloquer des moyens pour construire ou rénover les infrastructures, qui vont servir pour les 30 ans à venir. Le stade est aujourd’hui magnifique. Le 2e volet, c’est notre façon d’appréhender l’événement, de se structurer, de travailler efficacement et sereinement. Les choses se font dans la rigueur, au bon moment, sans précipitation. De ce côté-là, le CIO nous aura beaucoup apporté. Troisième point, il y aura un héritage transfrontalier. Dans nos échanges avec les Suisses, nous avons mis en place beaucoup de choses, aux niveaux des douanes, de la gendarmerie, des secours, de l’éducation. Dernier point, le site sera pour toujours estampillé site olympique !

Recueilli par Christophe Bidal
En photo
Les jeunes de l'équipe de France en stage de présélection au stade Jason Lamy Chappuis, Les Tuffes, novembre 2019.

En savoir plus
lausanne2020.sport

lestuffes2020

JOJ, les moments forts aux Rousses

- Vendredi 3 janvier : passage de la flamme olympique (avec Anaïs Bescond, championne olympique) et animations.
- Samedi 4 janvier : passage de la flamme entre la France et la Suisse avec Vincent Defrasne et Vincent Gauthier-Manuel, champions olympique et paralympique.
- Jeudi 9 janvier : cérémonie locale d’ouverture (exposition, concert et feux d’artifice) et allumage de la vasque.
- Mercredi 22 janvier : cérémonie locale de clôture et Transjeune.
Une multitude d’animations sont également programmées à Bois d’Amont, Prémanon et Lamoura du 9 au 22 janvier.

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Lausanne 2020


décembre 2019
Voici le calendrier des 3es Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse
Epreuves aux Tuffes
Biathlon : du 11 au 15 janvier
Saut et combiné nordique : du 18 au 22 janvier
Epreuves en Suisse
Ski de fond : du 18 au 22 dans la vallée de Joux
Curling : du 10 au 22 à Champéry
Patinage artistique : du 10 au 15 à Lausanne
Patinage de vitesse : du 17 au 22 à Lausanne et du 12 au 16 à St-Moritz
Hockey : du 10 au 22 à Lausanne
Snowboard et ski acrobatique : du 18 au 22 à Leysin
Ski alpin : du 10 au 15 aux Diablerets
Ski-alpinisme : du 10 au 14 à Villars
Ski-cross et snowboard-cross : du 19 au 21 à Villars
Luge, bobsleigh et skeleton : du 17 au 20 à St-Moritz
lausanne2020.sport

Jeux olympiques d'hiver de la jeunesse


décembre 2019
Outre les épreuves sportives organisées en Suisse et dans le Jura, l'organisation des JOJ 2020 donne lieu à plusieurs moments forts aux Rousses :
-Vendredi 3 janvier : passage de la flamme olympique (avec Anaïs Bescond, championne olympique) et animations.
-Samedi 4 janvier : passage de la flamme entre la France et la Suisse avec Vincent Defrasne et Vincent Gauthier-Manuel, champions olympique et paralympique.
-Jeudi 9 janvier : cérémonie locale d’ouverture (exposition, concert et feux d’artifice) et allumage de la vasque.
-Mercredi 22 janvier : cérémonie locale de clôture et Transjeune.
Une multitude d’animations sont également programmées à Bois d’Amont, Prémanon et Lamoura du 9 au 22 janvier.

Mâcon, 25e club français en 2018


juillet 2019
158 clubs figuraient au classement performance 2018 établi par la fédération française d’aviron.  Parmi eux, 6 clubs de la région :
- Deux en division 2 : la Société des régates mâconnaise (25e) et le Cercle de l’aviron de Chalon-sur-Saône (40e).
- Quatre en division 4 : le Club nautique creusotin (74e), l’Aviron dijonnais (76e), le Sport nautique bisontin (127e) et l’Aviron club dolois (144e).
En ce qui concerne les athlètes de l’équipe de France, une seule licenciée dans la région : Marie Jacquet, 25 ans, licenciée à Chalon-sur-Saône le club de ses débuts, actuellement à l’Insep (elle compte 3 médailles d’argent en championnat du monde U23).

Canoë-kayak marathon


mai 2019
Cette année, les championnats d'Europe de marathon de canoë-kayak sont organisés à Decize du 22 au 28 juillet. Sports et animations la journée, musique en soirée (5 concerts gratuits). En savoir plus.

Golf, bienvenue au club


mai 2019
Putter, green, eagle. Si ces mots ne vous disent rien c'est que vous ne connaissez rien au golf. Ne vous inquiétez pas, il n'est pas trop tard ! Du 10 mai au 16 juin, les 48 golfs Bluegreen (dont celui de Quetigny et de Parcey) vous propose 2h d'initiation entièrement gratuite. Il suffit d'amener une paire de baskets et votre bonne humeur ! Pour plus d'informations, rendez vous ici
Voir tout