juillet 2005

Géothermie, le chauffage qui vient du sous-sol

Les systèmes sont au point, mais l’habitude n’est pas encore prise en France, contrairement à d’autres pays...

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Al'heure actuelle en Suède, 80 % des constructions de pavillons sont équipées en géothermie. En Suisse, le taux atteint 40 %. On n'en est pas encore là en France, mais la Franche-Comté est bien placée, en raison notamment de la proximité de la Suisse. La géothermie y est de plus en plus fréquemment utilisée, pour la bonne raison que la technique est maîtrisée selon Jean-François Finck, d'EDF Franche-Comté. Ou plutôt deux techniques, puisque la géothermie utilise soit la chaleur de la roche, soit celle des nappes phréatiques.
"Il y a une règle de base : ne pas dépasser 100 m de profondeur ou alors il faut l'accord de la Drire. Mais cela suffit pour chauffer une maison ou un bâtiment". Le principe : de l'eau récupère les calories naturelles du sous-sol et restitue cette chaleur à travers un plancher chauffant. L'installation peut s'effectuer verticalement ou de façon horizontale.

   Trouver des installateurs
   compétents


Dans le premier cas, l'investissement est plus cher mais plus performant (et le coût d'exploitation plus faible). Dans le second, cela implique beaucoup plus de terrain et l'impossibilité d'y planter autre chose que de la pelouse, puisque le réseau est situé à 50 cm ou 1 m de profondeur. "Dans tous les cas, lorsque l'installation est bien faite, le site est en autonomie complète. Par sécurité, il est associé à une résistance électrique mais elle est très peu utilisée. Même un site actuellement en expérimentation à Mouthe n'en a pas besoin. Le seul souci est de trouver des foreurs et des installateurs compétents".


Infos
Informations et conseils auprès de l'Ademe (03.81.21.50.00 en Franche-Comté) ou d'EDF qui peuvent entre autres donner des références d'installateurs.

Dessin
Extrait du livre “La géothermie une énergie d’avenir” Jean Lemale (Ademe),  Florence Jaudin (BRGM) 

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