novembre 2019

Skip The Use : «Sur scène, on se sent libre»

En tournée après son 3e album, le groupe lillois passe à Besançon le 13 décembre. En insistant sur un credo : il est temps de faire les choix cruciaux pour la planète.
Photo OJOZ

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Le groupe rock pop lillois composé de Mat Bastard (chant) et Yan Stefani (guitare) est de retour avec un 3e album Past & Future et une tournée explosive à travers toute la France. Une nouvelle qui ravit les fidèles des premières heures et conquiert les nouvelles générations. Pour le passage de Skip The Use à Besançon, le 13 décembre à la Rodia, Mat Bastard a répondu à nos questions.

L’album Past & Future est sorti le 18 octobre. Vous dites que « c'est un disque de famille, d'amis, de clan ». Avec qui et comment avez-vous travaillé ?
Skip The Use à la base, c’est un duo, Yan Stefani et moi, on a réalisé l’écriture et la composition. On s’est aidé de Bertrand Charlet , propriétaire du Hangar à Sons (studio à Cambrai) avec qui j’avais déjà travaillé dans mon projet solo. On s’est aussi entourés de Nelson (basse) et Enzo (batterie) qui sont aussi 2 potes avec qui j’ai travaillé 1 an et demi sur mon projet solo. On a travaillé à 4 pendant 6 mois.

Le thème principal de cet album c’est le temps et « ce que l’on en fait », comme vous le précisez. Quel sens attribuez-vous à cette citation ?
Aujourd’hui, c’est très rare que l’on parle de futur, on en parle pour dire que ça fait peur et que l’on est à un carrefour où l’on doit faire des choix cruciaux, notamment pour notre planète si l’on veut un futur ensemble. Il y a comme une réaction de la société qui consiste à être dans l’instantané à tout prix, c’est pour ça que les réseaux sociaux cartonnent. Alors que dans notre génération, quand on était plus jeune, on parlait de futur tout le temps.Aujourd’hui avec Yan on a 40 ans et l’idée c’est de faire des passerelles temporelles pour essayer de prendre le meilleur de ce qui se faisait avant, le meilleur de ce qui se fait aujourd’hui et essayer de se créer un futur ensemble.

La notion du temps est donc très présente. Le temps qui découle de vos expériences  respectives, individuelles et en tant que groupe. Le rapprochement entre les anciennes et les nouvelles générations. Le mixage entre d'anciennes chansons et de nouvelles aux sonorités électro. L'album traite de sujets anciens mais toujours présents, comme l'évoque le titre « Marine », et de nouveaux sujets plus prégnants comme « Du bout du doigt » qui parle des réseaux sociaux.
Oui il y a un peu de tout ça. L'idée est d'aller chercher un peu tous les éléments, essayer de remettre les gens au centre de leurs propres décisions. On est tous responsables des choses qui se passent aujourd'hui sur la planète et on a tous la possibilité à notre échelle de faire quelque chose.

2016 marque le break du groupe. Toi sur la côte ouest des Etats-Unis, Yan Stefani avec le groupe The NoFace. Chacun pensait à Skip The Use et un jour vous avez eu l'envie de reprendre ensemble. Quelle chanson a marqué vos retrouvailles ?
« Damn cool », On a vraiment trouvé le chemin à prendre, je ne sais pas si c'est une question de chance ou de moment, mais on est arrivés à avoir la maturation nécessaire et les capacités à valider l'album comme on le voulait. On avait besoin de certaines conditions et dès qu'on les avait réunies, on s'est remis au boulot.C'était un projet assez important pour qu'on le fasse avec une éthique.

Vous êtes des artistes de scène, avant même la sortie vous aviez envie de retrouver les salles, les concerts, le public. Quel sentiment te procure la scène ?
On se sent libre, c'est la cour de récréation, un endroit ou l'on fait ce que l'on veut. On a aussi la possibilité d'entrer en discussion avec nos fans, notre public et d'aller plus loin dans la discussion.

Quel conseil aurais-tu envie de transmettre aux jeunes, de plus en plus présents dans votre public , qui se lancent dans la musique ?
De ne pas chercher à avoir l'air de quelque chose mais de chercher à faire quelque chose.

Recueilli par Mona Bouneb
Les suivre
universalmusic.fr

facebook

instagram

twitter




En concert
Le 13 décembre à Besançon, la Rodia

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Nouvel Horizon


mars 2022
Sous l’égide de l’Adapei du Doubs, ce groupe musical se compose de personnes en situation de handicap. Créé il y a plusieurs années, il donne de multiples concerts. On peut l’encourager et le suivre sur facebook. Le groupe prépare un album qui devrait être présenté le 12 avril au Moloco à Audincourt.

Panopli pour musiciens


novembre 2021
A Besançon, le Bastion et La Rodia proposent un système d’accompagnement destiné à apporter aides et conseils aux musiciens. Panopli est accessible en ligne ici.

Radio Campus et musique


janvier 2018
Si vous cherchez le Top campus, classement mensuel des artistes les plus diffusés sur les radios Campus en France, c'est ici.

Catfish


mars 2016
Catfish, duo jurassien rock, s'active pour sortir son deuxième album "Dohyō" en octobre prochain. Pour le successeur de l'excellent "Muddy shivers", le groupe a opté pour une campagne de financement participatif via la plateforme Ulule. Contributions possibles à partir de 5 euros sur ulule.com/catfishofficiel

La grosse radio


janvier 2016
Une radio web à écouter en permanence qui en regroupe en réalité 3, puisque le site propose une radio rock, une metal et une reggae. Archivées, les émissions et les enregistrements live acoustique peuvent être réécoutées. Il est également possible de faire une recherche par artiste et de voter pour eux. Les musiciens peuvent également proposer leurs oeuvres. Enfin des jeux et des forums viennent agrémenter le site. Rendez-vous sur lagrosseradio.com
Voir tout