Moins d’un an après s’être lancé dans Rocket League, BSK Esport a fini dans le top 8 européen. « Tous les clubs devant nous étaient professionnels » signale Deniz Polat, président de l’association. BSK fait partie des principales équipes de la région avec DUC Esport et Team TXR à Dijon, RLC Vesoul et quelques autres. Comparant avec le foot, autre sport qu’il apprécie, Deniz Polat précise que ces résultats internationaux sont obtenus « avec le budget d’un club de district ». « Aujourd’hui, nos joueurs ne vivent pas de la pratique, mais on commence à tendre vers le semi-professionnel. »
Forte d’une trentaine de bénévoles, l’association est principalement tournée vers deux jeux . Rocket League donc et Super Smash Bros. Ultimate. « On regarde d’autres jeux qui peuvent nous intéresser. On est aussi assez ouvert aux nouveaux adhérents pour partager notre passion et on aimerait bien accentuer l’esport féminin, mais j’aimerais travailler avec une référente porteuse du projet pour ça ».
BSK n’est pas uniquement orienté compétition. La sensibilisation à l’univers esport figure dans les buts de l’association, qui espère proposer prochainement une émission avec Radio Campus. Son troisième axe d’activités est l’événementiel : « On organise des animations grand public en médiathèque et maisons de quartier et nos propres tournois locaux à un rythme trimestriel ». Regrettant l’absence de fédération, ce qui est rendu compliqué par la spécificité d’un secteur où les éditeurs détiennent les droits sur leurs jeux et leurs compétitions, le président aimerait contribuer à cette question démocratique. « Toutes proportions gardées, je compare aux débuts du FC Sochaux-Montbéliard qui a accompagné l’organisation du foot. On aimerait contribuer à innover dans l’organisation de l’esport ».
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