février 2014

L'apprentissage, «plus d'autonomie, plus de responsabilités»

Il y a des élèves qui préfèrent le concret, d’autres qui savent ce qu’ils veulent faire et ont envie d’apprendre rapidement un métier. La formule de l’alternance est plus adaptée à certains profils. Témoins, ces quelques élèves du CFA Hilaire de Chardonnet, à Besançon.
Photo Yves Petit
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L’apprentissage, c’est peut-être les apprentis qui en parlent le mieux. Marion (24 ans), Jessie (19 ans) et Floriane (19 ans) viennent du haut Doubs. Elles sont toutes trois en BP cuisine au CFA Hilaire de Chardonnet à Besançon.  Elles sont toutes trois unanimes : elles ont choisi l’apprentissage et s’y sentent bien. Elles insistent sur l’alternance. «Il y a beaucoup de pratique et beaucoup de présence en entreprise, ce qui permet vraiment d’apprendre un métier. Etre en entreprise, c’est valorisant». Manon insiste sur l'idée qu'on est acteur de sa formation, "qu'on peut choisir son entreprise". Ce n'est pas la seule formation en alternance, mais elle représente, selon elle, la meilleure formule. "Parce que c'est celle qui donne les plus longues périodes dans l'entreprise et parce qu'on a un salaire".
Même CFA, autre section. Brice, 21 ans vient de Pontarlier et prépare un CAP de charcuterie. «On apprend mieux en travaillant, en faisant les choses concrètement», pense-t-il. Son parcours montre aussi que partir dans un apprentissage ne signifie pas s’engager dans un choix définitif. Lui a commencé par la mécanique avant de se réorienter vers les métiers de bouche. «Cela m'attirait plus» justifie-t-il. Ensuite, il envisage de passer une mention traiteur. Il voit l’avenir sereinement. «C’est plus facile de trouver du travail par l’apprentissage pense-t-il. Si le patron est content, il vous embauche directement». Toutes sections confondues, c'est le cas d'un apprenti sur 2, avec des taux beaucoup plus élevés dans certains secteurs comme l'industrie. Durant les années de formation, l'apprentissage donne l'occasion à l'entreprise et au salarié de bien se connaître, réciproquement. Pour de nombreux chefs d'entreprise, c'est une sorte d'investissement et s'il a besoin d'embaucher, il y a toutes chances de penser qu'il va s'adresser à quelqu'un qu'il connaît et qu'il a contribué à former. En  sortant d'apprentissage, un jeune est théoriquement apte à intégrer directement un poste de travail. La période d'essai a eu lieu pendant les années de formation. Dans l'apprentissage elle se solde par 33 % de ruptures de contrat, qu'elles viennent de l'apprenti ou du chef d'entreprise. On peut ne pas s'entendre, ne pas se sentir bien dans un lieu de travail ou penser s'être trompé de voie. 
Antoine, lui, a trouvé la sienne depuis la 4e, lors d’un stage de découverte dans un garage à Valentigney. A 18 ans, il est en bac pro maintenance des véhicules automobiles.
«J’ai choisi l’apprentissage car je voulais travailler et je savais ce que je voulais faire. Je n’avais pas envie de continuer dans l’enseignement général». Il demeure sûr d’avoir fait le bon choix. «Dans l’apprentissage, on a un salaire. Moi, j’en ai un depuis plusieurs années. On apprend, mais on travaille en même temps. On a plus d’autonomie, plus de responsabilités, on mûrit plus vite». Après son bac, il ne sait pas encore : «peut-être que je travaillerai, peut-être que je poursuivrai en BTS. Dans l’apprentissage, on peut faire plein de choses. On peut aller jusqu’au diplôme d’ingénieur».

Stéphane Paris
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