février 2021

Laïla Ouzet : « On s’organise comme on l’entend »

Après plusieurs expériences salariées, cette Nivernaise a décidé de lancer son activité. Elle explique pourquoi et comment.
Photo Aït Belkacem

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Aloah
Aloah est une agence d’assistance à domicile pour les démarches administratives et l’aide à l’utilisation et à l’installation du matériel informatique. Je peux aussi donner des cours pour lutter contre la précarité numérique. J’interviens dans un rayon de 20 km autour de Marzy, dans la Nièvre. Ma clientèle est pour moitié entre 25 et 50 ans et pour moitié entre 50 et 90. Je rencontre de plus en plus de personnes âgées qui veulent se mettre à l’informatique. J’ai commencé avec 2 clients en 2018, aujourd’hui, j’en ai plus de 70. La très grosse majorité de mon activité se passe au domicile des personnes, parfois avec mon matériel. Comme l’activité est considérée comme service à domicile, elle est déductible des impôts.

Parcours
J’ai un bac+2 en assistance de direction. J’ai eu plusieurs CDD, le dernier dans un cabinet dentaire. A ce moment-là, le manque d’aide aux particuliers pour les démarches administratives qui sont de plus en plus numérisées m’interpellait. Qu’il s’agisse d’une carte grise, des impôts, aujourd’hui on peut le faire chez soi, mais ce n’est pas toujours évident. Cela m’a donné l’idée d’Aloah.

Création
Je me suis formée avec la BGE de la Nièvre, notamment avec le dispositif « Demain je crée » proposé par la BGE et Pôle emploi. Je n’ai pas eu besoin d’autre aide et la création s’est déroulée assez facilement. Aloah est une microentreprise. La principale difficulté est de bien définir son activité au départ, ce qui permet notamment de savoir où s’inscrire. Par exemple si l’on est dépanneur informatique, l’activité n’est pas déductible des impôts ! Il est également important de développer un réseau professionnel pour échanger, parler de son activité, faire évoluer sa clientèle. Au départ, c’est compliqué, mais les partenaires professionnels contribuent à faire connaître l’activité. J’en ai plusieurs qui parlent de moi à leurs clients parce qu’ils savent que je pourrai répondre à un problème qu’ils rencontrent. Pour l’instant l’activité et le budget correspondent à ce que j’avais prévu, même si la pandémie m’a ralentie lors du premier confinement. Aujourd’hui, c’est de nouveau en hausse. Avec la crise qui dure, l’informatique est devenue encore plus essentielle.

Etre cheffe d’entreprise
Je n’ai rencontré aucun obstacle dû au fait d’être une femme. Au contraire, je pense que ça m’a aidée, notamment parce que ma clientèle au-dessus de 50 ans est très majoritairement féminine. Les relations sont facilitées.

Salariat vs entrepreunariat
Pour les cas de maladie ou la retraite, je préfère le salariat ; les cotisations sont moins préoccupantes ! Mais je préfère être dirigeante pour la liberté d’activité, l’organisation de l’emploi du temps, la disponibilité pour mes enfants ou les activités associatives auxquelles je participe. On travaille beaucoup plus pour développer l’activité, mais on s’organise comme on l’entend ! Et quand on travaille pour soi et que ça plaît, ça ne pose aucun problème de faire plus d’heures.
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aloah.fr
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