septembre 2021

Sparse, mieux que bien

Ce magazine papier gratuit joint humour et sérieux. Une gageure tenue chaque trimestre, associant reportages en Bourgogne-Franche-Comté et rubriques décalées.
Photo Laurent Cheviet

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Le numéro 35 de Sparse arrive en cette rentrée. C’est le premier sans Pierre-Olivier Bobo, l’un des fondateurs du magazine. Mais la ligne éditoriale du « magazine mieux » demeure : un ton décalé, une écriture détendue et beaucoup d’humour qui n’empêchent pas des sujets fouillés et une mise en page soignée. Cette ligne a su fidéliser un lectorat dans toute la Bourgogne-Franche-Comté, sa zone d'opération. Chaque trimestre, Sparse est désormais attendu et les 10 000 exemplaires s’écoulent sans problème.
Antoine Gauthier, l’autre fondateur, précise : « Dès le début, on s’est dit qu’on allait écrire comme on parle car on s’adresse à tout le monde. On voulait une ambiance un peu cool, avec un ton léger dans certaines pages pour se permettre d’aller plus au fond des choses sur certains articles. Au départ, c’était très gonzo, mais là on devient un peu plus bienveillants. La base était plutôt culturelle, mais on a étendu vers du sociétal pour aborder des sujets tels que les violences conjugales, la désindustrialisation, la politique locale. On fait des choses sérieuses sans se prendre au sérieux ». L’événementiel, domaine d’intervention complémentaire de Sparse, n’est pas non plus « avare de concepts décalés », entre Sparse awards, tournois de bras de fer, mariages fictifs et blind-tests divers.
Sparse a été créé en ligne en 2010. « Cela a commencé par un petit site monté par Pierre-Olivier pour parler de la vie culturelle à Dijon. Il avait un ton original, ça marchait bien notamment avec le décollage de facebook. Il bossait en face de Radio Campus, où j’étais. On s’est rapprochés naturellement » relate Antoine. 

Près de chez soi

Le magazine est devenu papier en 2012, les reportages grande région ont commencé en 2015. Osé ? « On s’est rendu compte que les gens ont encore envie du papier. On n’a pas tous moins de 30 ans ! Avec un trimestriel de 76 pages, on peut creuser les sujets. Les articles longs, c’est plus difficile sur internet. On tient à cet objet agréable, avec des belles photos, une charte graphique travaillée. Ce que l’on propose sur le site est différent, il y a une certaine dichotomie entre web et papier. Mais dans les deux cas, on est très attaché au territoire. On n’a pas besoin d’aller à Paris pour trouver des gens et des endroits dont on peut parler ».
« On n’a pas besoin d’aller loin de chez nous pour rencontrer des gens passionnés : un druide, un bouilleur de cru, un gars qui a 300 postes de radio » complète Julien Rouche, présent dans l’équipe depuis longtemps et devenu coordinateur depuis le départ de Pierre-Olivier. « J’ai aussi pu faire un stage de survie » rigole-t-il.
Autour des 2 salariés, l’équipe compte une quarantaine de collaborateurs plus ou moins réguliers. Le modèle économique est fragile, mais la période Covid a donné lieu à une souscription qui a montré le soutien et l’estime dont bénéficient Sparse. Les responsables tiennent à la gratuité du mag, une autre particularité pour un projet de cette tenue. « On veut qu’il soit accessible, que tout le monde puisse le lire relate Antoine. La pub paie l’impression et la diffusion. Le reste vient de l’événementiel et des interventions et ateliers que nous menons dans la région ».

S.P.
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