Nantes et Budapest reliés par une véloroute continue, c'est peut-être pour bientôt, à condition que la Franche-Comté y mette du sien. «Il faut savoir que pour cet itinéraire, les Pays de la Loire et le Centre ont terminé leur aménagement et que la Bourgogne a admis le fait de les réaliser prochainement, souligne Emmanuel Boillot, du CESR. A l'est, tout est prêt entre Mulhouse et Budapest. Il serait dommage que la Franche-Comté soit le chaînon manquant».
En France, on parle de 7000 km d'axes aménagés dans les prochaines années, véloroutes ou voies vertes. Sécurisées, continues, fléchées, les premières favorisent le tourisme à vélo, un tourisme différent fait de pratiques moins «planifiées», où l'on s'arrête plus facilement et plus fréquemment, au hasard de la route. Elles empruntent des itinéraires en site propre ou des routes tranquilles, permettent théoriquement de traverser les villes dans de bonnes conditions et sont parsemées de points de ravitaillement, d'hébergement, de réparation. Les voies vertes ont une vocation plus locale, même si certaines sont des tronçons de véloroutes. Ouvertes à toute circulation non motorisée, elles desservent des pôles d'intérêt culturel et touristique, des équipements scolaires ou récréatifs, des centres commerciaux, des gares... Ces aménagements sont pour l'instant moins développés en France qu'à l'étranger et notamment dans le reste de l'Europe où des réseaux denses existent un peu partout (le programme Eurovélo a d'ailleurs été mis en place pour généraliser un réseau couvrant tout le continent). Même si les choses changent : depuis l'an dernier, il existe une association française de développement des véloroutes et des voies vertes.
S.P.
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