novembre 2022

Apprentissages d’engagement

L’Unicef a créé le programme des jeunes ambassadeurs en 2006. Actuellement, ils sont 143, âgés de 10 à 26 ans, à militer en Bourgogne-Franche-Comté. Rencontre avec 3 d’entre eux.
Photo ©UNICEF France

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A 14 ans, Yasmine Monier est la plus jeune conseillère nationale Unicef. La collégienne doloise milite depuis 3 ans avec l’association internationale de défense des droits de l’enfance. Elle a commencé par envoyer des dessins de Noël, avant de rencontrer Mireille Silvant, présidente jusqu’en 2020 du comité Unicef de Franche-Comté et de participer à des actions de vente au profit de l’organisme. « Un an plus tard, on m’a demandé si je voulais être jeune conseillère nationale ». Entretemps, elle a œuvré à la création et à l’activité d’un club Unicef dans son collège Claude-Nicolas Ledoux qui rassemble aujourd’hui une vingtaine d’élèves. Le conseil national se réunit un week-end par trimestre. Parmi ses missions, participer à l’élaboration et la mise en œuvre de programmes et évènements portés par l’Unicef France, impulser et conduire des projets solidaires de sensibilisation aux droits de l’enfant. « Je suis fière de ce que je fais, car même si je ne suis pas sur le terrain, je me sens impliquée. Toute action, comme récolter des fonds est importante ».
Sa collègue de Bourgogne, Chloé Lapalus, a également commencé à militer au collège. Aujourd’hui étudiante en licence gestion des organisations, la jeune femme du Creusot se dit « toujours très motivée » à passer 1 h ou 2 h par semaine, parfois 3 ou 4, à s’impliquer pour l’Unicef. « Vouloir aider les gens est un peu inné réfléchit-elle. Au collège, j’ai fait des actions à propos du harcèlement scolaire puis j’ai cherché des organismes qui s’occupaient des droits des enfants à l’école et je suis tombé sur l’Unicef. J’ai pris contact sur Facebook, j’ai assisté à une réunion et j’ai voulu m’engager. La première année, je n’ai pas fait grand-chose, mais ensuite, j’ai commencé à intervenir dans les écoles, à distribuer des flyers, à faire des ventes ». Elle a également relancé la dynamique de la délégation de Saône-et-Loire et est devenu conseillère nationale. « Sensibiliser, parler, créer des outils pour que les bénévoles puissent aller à la rencontre des jeunes sont des actions qui me plaisent. Actuellement, on réfléchit à une campagne sur la santé mentale des jeunes ».

Acquisition de compétences

A 17 ans, Gabin Clerc, son suppléant au conseil national, apprécie également l’opportunité de « participer à la création de projets, de travailler en groupe, d’avoir des responsabilités ». En contact avec l’Unicef depuis un an à la suite d’une « journée en bleu » organisée dans son lycée Charles de Gaulle, à Dijon, il est membre du conseil territorial et président du club de son lycée qu’il a contribué à créer en constatant que d’autres étaient prêts à s’engager. « On est 12 aujourd’hui dit-il. Participer à l’Unicef est facile parce qu’on nous aide et on nous pilote dans les projets auxquels on souhaite contribuer. Sur My unicef, il y a de nombreux outils à disposition pour s’autoformer ».
« Le rôle de jeune ambassadeur est très spécifique à l’Unicef » assure Christine Console-Biagi, référente régionale pour l’engagement jeune au comité de Bourgogne. « Ils mènent des actions au même titre que les autres bénévoles : de la sensibilisation dans les établissements scolaires, des événements de visibilité, des appels aux dons. Surtout, ils s’expriment de pair à pair et c’est de cette manière que l’on parle le mieux aux jeunes. Le monde de demain est le leur ; c’est à eux de se faire entendre. Car si notre base de travail est la convention internationale des droits de l’enfant, par extension cela touche de nombreux sujets : l’égalité filles/garçons, l’environnement, le droit de ne pas subir la guerre, le droit de ne pas travailler, le droit de jouer… ».
Ces « adultes de demain » expérimentent au sein de l’Unicef « un premier droit fondamental, celui de s’exprimer, dire les choses et participer ». Et l’engagement leur sert à titre personnelle. Chloé songe à s’orienter vers l’humanitaire ou les établissements de santé. Pour Yasmine, « c’est super utile. Ça me permet de gagner en autonomie, d’apprendre à monter des projets, de bénéficier de l’expérience des bénévoles adultes ».

S.P.
En savoir +
my.unicef.fr
unicefbourgogne.wixsite.com/cuj-bourgogne

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Services civiques spécifiques


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Handiciviq


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Missions de service civique


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Un service civique peut être effectué dans une association, une collectivité territoriale ou un établissement public. De nombreuses missions sont proposées toute l’année sur service-civique.gouv.fr. Elles vont de 6 à 12 mois à raison de 24 h (le plus souvent) à 35 h hebdomadaires.

S'engager près de chez soi


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- La Ligue des droits de l’homme
- La Licra qui défend l’universalité des droits de l’Homme et combat notamment le racisme et l’antisémitisme
- La Cimade qui s’implique en faveur des droits des immigrés
- L’Acat qui milite contre la torture
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