novembre 2001

«Semons l'espoir», dix ans de mobilisations pour les enfants malades

L'action de cette association va permettre l'ouverture à l'hôpital St-Jacques de Besançon de la 20° Maison des Parents en France.

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
C'était le principal projet de l'association «Semons l'espoir» : la Maison des parents, qui doit être inaugurée le mois prochain à l'hôpital St-Jacques, permettra d'héberger les parents dont les enfants sont soignés dans les services de pédiatrie du CHU de Besançon. A la fois « lieu de vie pour l'enfant malade qui pourra rencontrer ses proches » et « carrefour de rencontres et d'information pour les famille», cette 20e Maison des parents en France est aussi le sym-bole de la mobilisation et de l'énergie que les bénévoles de l'association ont su développer depuis plus de 10 ans.
Créée dans le but d'améliorer les conditions de vie de l'enfant à l'hôpital, en particulier ceux qui sont atteints de cancers et de leucémies, «Semons l'espoir» a multiplié les actions permettant de collecter des fonds. Autour d'elle, nombre de ventes, dons, concerts, fêtes se sont organisés. Des partenaires de toutes sortes ont apporté leur aide. En 1989, 32 boulangers du haut Doubs participaient à l'opération «Partageons notre pain» en faisant des dons et en vendant des lithographies de Pierre Bichet au profit de l'association. En 2000, pour la 7e édition, ils étaient 350 de toute la Franche-Comté, pour des sommes récoltées allant jusqu'à 300 000 francs. Autre exemple, «Les Etoiles noires», un groupe de jeunes qui créé et interprété des spectacles musicaux dont le succès a profité à l'association. «Les Vendanges de l'espoir», elles, réunissent familles, amis, équipe médicale, enfants ayant vécu la maladie et vignerons pour préparer une cuvée vendue pour «Semons l'espoir».
« Il y a eu des manifestations incroyable relate Pierre Dornier, président de l'association. «Semons l'espoir» a réussi à fédérer toute une région autour des services de pédiatrie de Besançon. Des sommes incroyables ont été réunies, à tel point que des observateurs extérieurs à la région ont été très étonnés. Peut-être que la Franche-Comté étant une petite région, les gens sont plus proches les uns des autres. Et c'est aussi une terre à forte tradition solidaire ». Spectaculaire également, «les Sommets de l'espoir» emmènent depuis 1994 parents, enfants guéris ou en fin de traitement et médecins au sommet du Mont-Blanc. Ce projet était un voeu d'Emilie, la fille de Pierre Dornier, victime de la maladie. Il se réalise désormais chaque année.et permet d'associer séjour en montagne, exploit sportif et rencontre. « Il y a un aspect psychologique important. A Chamonix, les gens reparlent de leur expérience avec des personnes qui ont vécu la même chose ». Emmanuel Plouvier, chef de service pédiatrique au CHU de Besançon confirme la portée de l'initiative : « les Sommets de l'espoir témoignent que l'on peut guérir et faire des choses très sportives. Pour les parents c'est aussi quelque chose de fort, ils se retrouvent avec leurs enfants qui s'éclatent dans la montagne. Après Chamonix, on les voit souvent s'engager dans les autres actions de l'association ».

S.P.
En photo
«Les Sommets de l'espoir», réunissent chaque année parents, enfants et médecins au sommet du Mont-Blanc.

Semons l'espoir
3 route du Val
25520 Bians-les-Usiers
(fax, 03.81.38.21.19)

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
Le CHU rappelle qu'en adoptant les bons réflexes, chacun contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse, préserver l’efficacité du système de soins pour tous.

Numérique et dépendance


janvier 2026
L'addiction aux jeux vidéos est pour l'instant la seule reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé. Les autres formes de dépendance au numérique, de l'attachement à l'objet au besoin de consultation et à l"usage intensif sont classés dans différentes catégories de troubles du comportement comme l'anxiété ou les comportements compulsifs. A noter que l'isolement social peut-être cause, conséquence et/ou symptôme de la dépendance au numérique. 

Alcools


octobre 2025
Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

Centre garatuit d'information, de dépistage et de diagnostic du Doubs-Jura


octobre 2025
Cet organisme assure un accueil anonyme, confidentiel et gratuit pour le dépistage, la prévention, le traitement et le suivi des infections sexuellement transmissibles. Il propose également un service de vaccination (hépatite A et B, HPV), une évaluation des risques, la délivrance de contraception d'urgence et des conseils personnalisés en santé sexuelle. Accueils à Besançon (15 avenue Denfert Rochereau, 0381634450), Montbéliard (40 faubourg de Besançon, 0381993700); dole (CH, 73 avenue Léon Jouhaux, 0384798077), Lons (CH, 55 rue du Dr Jean Michel, 0384356206). Infos sur ahs-fc.fr.

Deuil périnatal


octobre 2025
Peu évoqué dans le débat public, le deuil périnatal concerne les pertes de grossesses précoces du premier trimestre (200 000 par an en France) et la mortalité périnatale (interruption médicale de grossesse, décès in utero, à la naissance ou au cours des 7 premiers jours de vie) touchant près de 7 000 femmes et couples chaque année. Ce drame conduit à un traumatisme qui varie selon le moment de la grossesse ou encore, selon l'expérience personnelle propre à chaque femme et chaque couple. D'après le CHU de Besançon, les grossesses arrêtées précocement (GAP) concernent 15 à 20 % des grossesses au premier trimestre. Un chiffre conséquent " mais une prise en charge morcelée et hétérogène, avec des parcours peu lisibles, des moyens limités et un accompagnement insuffisant, ce qui aggrave la souffrance des patientes et des couples" . Pour répondre à ces lacunes, le CHU a mis en place une nouvelle filière de soins novatrice dans notre région dédiée entièrement aux GAP pilotée par un médecin référent, visant à offrir un parcours structuré, coordonné, plus humain, alliant prise en charge médicale adaptée et soutien psychologique. Parmi les actions mises en oeuvre figurent des consultations post-GAP spécifiques, des parcours mieux identifiés, un protocole standardisé, des supports pédagogiques pour les patientes etr les fratries, la création d’une box ressource à disposition. Le CHU souhaite aménager une nouvelle pièce dédiée appelée « salon des anges » et la rendre propice au recueillement. Pour mener à bien cette initiative, le fonds Phisalix (fonds de dotation du CHU) est à la recherche de 10 000 €. Chacun peut y contribuer ici.
Voir tout