L’épisode caniculaire du mois de mai a de nouveau illustré le risque collatéral de la noyade, avec plusieurs morts voulant se rafraîchir dans les cours et plans d'eau. Ce n’est pas la chaleur qui noie (sauf en cas d'hydrocution), mais elle incite davantage à se baigner. Le risque de la belle saison est récurrent et les Voies navigables de France relancent leur campagne #coulepastonété. Elle se base sur quelques chiffres alarmants, notamment chez les jeunes : l’été 2025, on a enregistré une augmentation de 50 % des noyades mortelles chez les moins de 18 ans, concernés par 43 % des noyades accidentelles. Au total, Santé publique France a relevé 169 noyades mortelles entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, soit 21 de plus qu’en 2024 sur la même période. Elles concernaient 33 mineurs contre 20 l’année précédente.
La baignade sauvage est particulièrement risquée. Le site vnf.fr rappelle que les sites de baignades autorisés ou de pratiques nautiques encadrées regorgent de possibilités.
Ils sont recensés sur une carte mise à jour.
Ailleurs, les baignades dans les fleuves, rivières et canaux sont risquées, notamment à proximité des écluses, barrages, bateaux ou lors des sauts depuis les ponts. Cette dernière pratique, prisée des ados, représente l’un des 6 risques majeurs, notamment en raison de la faible profondeur de l’eau ou d’objets et ouvrages invisibles (blocs, pieux, roches). Même à partir d’une faible hauteur, le choc peut être mortel ou engendrer des blessures donnant lieu à des handicaps sévères à vie. Les autres circonstances occasionnant particulièrement des difficultés sont les courants insoupçonnés sous la surface, les berges non aménagées et difficilement accessibles, surtout en cas d’épuisement, les courants ou aspirations soudains à proximité d’une écluse ou d’un barrage, le passage de bateaux, la faible visibilité dans l’eau. Non seulement elles présentent un danger pour les nageurs, mais en plus elle compliquent tout secours.
Autre risque élevé, l’hydrocution, favorisée par un écart élevé de températures entre l’air et l’eau.
Pour l’éviter, il est recommandé d’entrer prudemment et progressivement dans l’eau, en se mouillant préalablement le ventre, les bras et la nuque. Lors des séances de sports nautiques, il est préférable de s’équiper de combinaison. A noter que les baigneurs ne sont pas les seuls concernés : le franchissement des barrages est interdit à tout type d’embarcation, les risques de noyade étant réels en raison des tourbillons.
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