Un métier récent, expérimenté en 2016 puis déployé dans tout le territoire à partir de 2021. Un nouveau métier d’appui aux personnes handicapées, en plus de ceux d’éducateur, de conseiller, d’assistant social. « Le rôle des faciliteurs est conçu pour qu’il n’y ait pas de limitation de temps et de suivi. C’est la principale spécificité. Les faciliteurs de choix de vie travaillent avec un public fragilisé, il faut prendre le temps de la mise en confiance et de l’installation du dialogue » résume Karine Jobard-Garou, coordinatrice régionale du dispositif en Bourgogne-Franche-Comté. L’autre différence tient à la notion de participation à la citoyenneté, conséquence de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances. « Les personnes en situation de handicap doivent pouvoir décider de leur parcours en fonction de leur projet et non de l’offre. Le rôle des faciliteurs est de partir des besoins, des projets, des demandes de la personne et de l’aider à trouver comment y parvenir. Les faciliteurs sont là pour qu’ils construisent un chemin de vie et non qu’ils le subissent, car souvent ce sont des proches ou des parents qui font les choix à leur place ».
Fort indice d’utilité : en Nouvelle Aquitaine, l’une des premières régions à avoir expérimenté l’idée, il y a aujourd’hui 40 professionnels. En Bourgogne-Franche-Comté, ils sont 2 par département au sein d’un dispositif de 2 ans et demi d’existence, financé par l’Agence régionale de santé.
80 % des faciliteurs viennent du médico-social, mais d’autres le sont devenus par expérience de vie en lien avec la handicap ou la maladie ou par sensibilité. Les candidats passent par une formation de niveau VI donnant lieu à un certificat obligatoire pour exercer. Le métier s’affine par l’expérience et les échanges de pratiques : une partie conséquente de l’emploi du temps est consacrée à la formation et, dans la région, les faciliteurs sont régulièrement réunis pour échanger, coordonner, uniformiser les pratiques. Chaque faciliteur peut être amené à suivre une trentaine de personnes par an. « Le dispositif s’adresse aux personnage de tout âge, à tout type de handicap. La souplesse du dispositif permet de s’adapter à chaque cas particulier. Il est entièrement gratuit » rappelle Karine Jobard-Garou. En 2025, 243 personnes ont été soutenues par les faciliteurs dans la région.
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