août 2019

Jouer pour parler santé

Le jeu «Pass’santé jeunes» relaie le site du même nom. L’initiative lancée à Longvic a essaimé dans toute la région grâce à l’Agence régionale de santé.
Photo Yves Petit
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Un plateau, des dés, des pions. Un jeu qui se joue autour d’une table par équipe, 6 maximum et qui tourne autour d’un sujet : la santé. A priori peu ludique et pourtant, voir et entendre Sammy, Corentin et Pauline se prendre au jeu des questions posées et en débattre entre eux laisse supposer que l’idée fonctionne. Les 3 jeunes de Longvic âgés de 16 à 18 ans, s’interrogent, réfléchissent, ne sont pas d’accord entre eux, défendent leur point de vue. Au fil des cartes tirées, 7 thèmes sont abordés : les accidents, le mal être, l’environnement, internet, les addictions, la vie affective et sexuelle, le corps. Tout n’est pas simple. Question sécurité routière pour les moins de 11 ans (les cartes sont adaptées à 3 groupes d’âges, -11, +16 et 12-15) : «le piéton est prioritaire dans n’importe quelle situation, vrai ou faux ?». 
Chaque carte est divisée en 3 : un sujet de réflexion-débat tel que la phrase précédente, une question-réponse («Que faire en cas de brûlure ? En cas de coupure ?»), une action («Mimer un chagrin d’amour»).

   1000 exemplaires en circulation ou en vente

Pas évident de parler santé avec les jeunes ? Ce jeu de plateau «Pass’santé jeunes» est peut-être un bon moyen d’y parvenir. L’idée est venue du Point information jeunesse de Longvic, elle a été testée puis affinée par l’Ireps et financée par l’ARS (1). A chaque étape, la pertinence du produit a été validée. «En 2016, j’ai assisté à la présentation du site Pass’santé jeunes de l’Ireps raconte Emmanuelle Lopez, animatrice du Pij de Longvic. Avec Anthony Raymond, qui était stagiaire au Pij, on a réfléchi à un moyen d’amener les jeunes vers ce site. On a pensé à cette idée de jeu de plateau en interaction avec le site. On a élaboré une première version avec une classe de 4e du collège Roland Dorgelès. Plusieurs collègues du réseau IJ, notamment dans la Nièvre, l’ont utilisé avec satisfaction».
Le jeu est un outil permettant non seulement de délivrer des connaissances en matière de prévention santé, mais aussi de développer une pensée critique par rapport à une information, de lutter contre les idées reçues, d’apprendre à s’exprimer et à débattre. Accessoirement, il permet aux animateurs, éducateurs, enseignants, de se faire une idée plus précise des savoirs et méconaissances des jeunes. «Parfois, des réponses surprennent note Emmanuelle Lopez. On voit des très jeunes qui ont bien intégré la prévention, d’autres qui sont étonnants dans leurs réactions. On note que c’est beaucoup moins lié à l’âge qu’à l’éducation».
Séduite, l’ARS a décidé de financer un développement du jeu, confié à l’Ireps. «L’idée de passer par le jeu nous a beaucoup plu relate Agathe Sandon, chargée d’ingénierie documentaire de l’Ireps. C’est un support qui permet davantage de liens entre le site et les jeunes. Le côté ludique permet de faire passer plus facilement les messages». L’Ireps a apporté quelques modifications pour aboutir au projet actuel, plus élaboré, «avec le souci de délivrer des infos qui ne se périment pas dans l’immédiat». 1000 exemplaires ont été produits par l’ARS. Certains sont en circulation dans le réseau IJ et d’autres établissements publics, d’autres sont en vente à l'Ireps.

S.P.




Commander le jeu

Jeu en vente 58 euros, à commander auprès de Ireps Bourgogne-Franche-Comté 3 avenue Louise Michel 25000 Besançon 03 81 41 90 90 - a.soulet@ireps-bfc.org
Bulletin de commande


(1)
Point information jeunesse, 43 route de Dijon, 21600 Longvic (0380684423).
Instance régionale de promotion et d’éducation pour la santé de Bourgogne-Franche-Comté, 2 place des Savoirs, immeuble le Diapason, 21000 Dijon (0380667348)
Agence régionale de santé, 2 place des Savoirs, immeuble le Diapason, 21000 Dijon (0820208520)

pass-santejeunes.org

Ce projet initié par l’ARS et mis en œuvre par l’Ireps Bourgogne-Franche-Comté s’inscrit dans le Projet régional de santé. Il a piour objectifs majeurs de renouveler la prévention auprès des jeunes en cohérence avec leurs pratiques numériques, de mettre à leur disposition un portail de ressources fiables, de créer un réseau multipartenarial de promotion de la santé autour des jeunes.

pass-santejeunes.org

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
Le CHU rappelle qu'en adoptant les bons réflexes, chacun contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse, préserver l’efficacité du système de soins pour tous.

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