février 2021

« Les lycéens nivernais ont autant d’atouts que ceux de la capitale »

Alice Péron est secrétaire générale de l’association « De la Nièvre aux grandes écoles ». Originaire de Nevers, elle a suivi la filière prépa pour intégrer une école de vétérinaires.
Photo Aït Belkacem

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Pouvez-vous nous résumer votre parcours scolaire ?
Après un bac S au lycée Alain Colas à Nevers, je suis partie à Clermont en classe préparatoire biologie, chimie, physique et sciences de la terre (BSPST) pendant trois années durant lesquelles j’ai préparé les concours des grandes écoles scientifiques. J’ai été reçue à plusieurs écoles dont l’École normale supérieure de Lyon (ENS) et Agro Paris. J’ai beaucoup hésité et j’ai finalement intégré l’école vétérinaire d’Alfort en 2019. Même si cette idée me trottait dans la tête depuis le collège, mes choix d’orientations n’ont pas été simples, je me suis beaucoup remise en question.

Certains lycéens nivernais s’autocensurent par peur de ne pas réussir les concours face à des lycéens de grandes villes. Qu’en pensez-vous ?
Je ne pense pas que ce soit spécifiquement lié à la Nièvre. Le gros souci vient surtout d’une mauvaise connaissance des différentes offres de formations qui existent. Rares sont les sessions d’orientation organisées dans les lycées et c’est regrettable. Pourtant, les lycéens nivernais ne sont absolument pas moins brillants que ceux venant de la capitale. Ils ont autant de chances qu’eux d’intégrer une grande école. Seulement, à Paris, la proximité géographique avec les grandes écoles facilite les choses. Les lycéens parisiens s’informent très tôt des différentes possibilités d’études ce qui les rend plus préparés. Très souvent, pour certains, leur voie est toute tracée. Pour autant, ils ne sont pas nécessairement de meilleurs candidats.

Que diriez-vous aux lycéens nivernais qui n’osent pas tenter les concours d’écoles prestigieuses ?
Il faut dans un premier temps identifier les raisons pour lesquelles ils n’ont pas envie de les passer. Il faut absolument se débarrasser de l’autocensure. Il faut oser, tenter sa chance, on ne vaut pas moins qu’un autre, il n’y a pas de raison. Une bonne majorité des écoles sont accessibles postprépas. Il ne faut pas trop hésiter à tenter au moins sa chance pour la prépa. On ne perd jamais de temps en prépa, il y a toujours la possibilité de se réorienter en troisième année de licence ensuite.

Recueilli par Cyrielle Le Houëzec
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delanievreauxgrandesecoles.fr

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