Enfant, Sébastien Dadou accompagnait son père dans des thés dansants près de chez eux.
« Je me souviens de l'ambiance bon enfant, du fait d'être au milieu de gens qui voulaient se divertir avec la danse », raconte-t-il. Des années plus tard, c'est désormais lui qui est aux manettes d'événements : il organise une quinzaine de thés dansants par an dans des salles des fêtes de l’Yonne, de Côte-d’Or et du Loiret. Le tout est géré par l’association qu’il préside,
Harmonie production. Son objectif ?
« Essayer d’animer des villages où il ne se passe pas grand chose et recréer du lien social », raconte-t-il.
Celui qui a grandi à Avallon, où il vit aujourd’hui, est
« attaché » à sa région et ne veut pas
« la voir dépérir ». Facteur la semaine, il est en première ligne pour observer l’isolement de certains habitants, qui n’entretiennent plus ou peu de relations sociales et qui ont peu d'événements dans lesquels se retrouver.
Bachata, zumba ou encore salsa au menu
Alors Sébastien passe ses week-ends à préparer ou à animer ces après-midi dansants.
« Cela demande beaucoup de travail : il faut trouver les salles des fêtes, le ou les accordéonistes qui viendront jouer, faire de la pub, acheter la marchandise pour la buvette… Sans les bénévoles qui m’aident, je ne pourrais pas m’en sortir. » Pour varier les plaisirs, il s’attache à faire appel à des accordéonistes variés, dont certains connus.
« J’ai fait venir Damien Poyard, le Johny Hallyday de l’accordéon ! » s'enthousiasme-t-il.
Ses thés dansants durent l’après-midi. Au programme : danse (bachata, zumba, salsa…) et discussions autour d’un (ou plusieurs) verre(s). Comptez 13 euros l’entrée en moyenne - tarif auquel il faut ajouter les consommations. En général, un peu moins de 200 personnes font le déplacement pour chaque rendez-vous.
Faire danser toutes les générations
Si ces événements sont surtout fréquentés par des retraités, le Bourguignon espère qu'ils deviendront de plus en plus intergénérationnels.
« Beaucoup de gens pensent que l’accordéon est ringard, regrette-t-il.
Mais les accordéonistes d'aujourd'hui ont un répertoire très large et beaucoup jouent des musiques actuelles : du Kendji Girac, du Christophe Maé, du Keen V, du Magic System… » Alors, quand il voit des trentenaires, quadras ou quinquas sur la piste, il est ravi. Parfois, lui monte sur scène quelques instants, pour s’adonner à quelques notes d’accordéon - instrument dont il joue depuis qu’il a 5 ans.
En parallèle, il organise de temps en temps des soirées « Années 80 », avec un DJ. Pourquoi ne pas faire de l’organisation d’événements festifs son métier ?
« J’ai toujours eu la trouille de l’instabilité ! Je préfère prioriser mon emploi à La Poste, qui me convient bien », répond-il.
Quand il a un peu de temps libre, ce mordu de musique apprend le saxophone. Chaque dimanche, il anime aussi une émission de 9 h à 10 h sur « Radio Avallon », consacrée à l’accordéon - évidemment. Dans un coin de sa tête, il nourrit aussi un autre projet : ouvrir une guinguette d’été, au bord de l’eau, toujours près de chez lui. Un lieu convivial où il aimerait voir réunis enfants, parents et grands-parents.
Commentaires
Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.