A sorte de ser escoteiro a été présenté le 11 avril au Cinéville de Dijon. Il raconte le projet de solidarité internationale et de découverte intercutlurelle mené par 7 scouts du
groupe Sainte Bernadette 22e Dijon, basé aux Grésils.
« On fait partie des Scouts et Guides de France, un mouvement d’éducation populaire qui encourage les initiatives. Plus on grandit, moins on est encadré, pour arriver à mener un projet en autonomie quand on est compagnon (1) » cadre Robin Schmitt
« Ce n’est pas obligatoire, mais ça n’a pas trop de sens d’aller aux compagnons sans faire de projet. » Avec Robin, Antoine Rossé, Pauline Robert, Sarah Baudouin, Sarah Champrenaut, Guillaume Leurent et Maël Mutin ont commencé à réfléchir en septembre 2024 et sont rapidement convenus de leur destination, le Brésil.
« Partir les 7, c’était un rêve commun qu’on avait depuis plus de 10 ans, relate Guillaume dans le documentaire.
Dès que quelqu’un a dit Brésil, il y a une sorte d’émulation, d’énergie qui s’est installée. » En affinant, avec l’aide de Laurent Montanier, scout qui connaît bien les mouvements brésiliens, ils ont construit le projet d’aller à la rencontre de scouts de Joinville, dans le sud du pays. Ces derniers apportent eux-mêmes une aide bénévole à un centre d’accueil d’enfants et ados placés.
« On y allait pour découvrir, sur un pied d’égalité et de réciprocité, sans prétention à être plus légitimes qu’eux ». Le projet s’est d’ailleurs prolongé en échange, les Brésiliens devant venir à Dijon.
« On est restés très en contact. On planifie leur venue en France l’été prochain. »
Expérience très formatrice
Au visionnage du documentaire, des idées clés reviennent : fraternisation, enrichissement, apprentissage. Les deux premières tiennent à ce qu’ils ont pu vivre sur place pendant 3 semaines,
« un projet fort et une rencontre riche avec des jeunes d’une culture et d’un environnement différents, permettant de se rendre compte de la diversité des modes de vie » souligne Pauline.« Quand on a présenté le film à Dijon, on a eu beaucoup de retours, on ne s’attendait pas à voir les gens autant émus. Ça nous touche car on voulait aussi faire passer un message dans un climat mondial ultra tendu. » Belle récompense pour eux, A sorte de ser escoteiro a été sélectionné pour participer au festival
Les Ecrans de l'aventure, à Dijon.
Se lancer dans une telle initiative à 20 ans est forcément formateur.
« Déjà, on avait un an pour trouver 15 000 euros. Ça veut dire apprendre à faire un dossier de subvention, à solliciter des parrainages. On a fait des jobs, du baby-sitting, du carwash, de la vente. On a sollicité des aides comme celle du Clap (2) qui nous a permis d’acheter du matériel pour tourner le documentaire. » Ils ont pu boucler ce budget, notamment grâce à une aide
JSI du Fonjep (3). Réaliser et monter un film de A à Z est une autre compétence acquise, comme les démarches pour le présenter en salle et le faire accueillir en festival. Passer à la phase communication et retour d’expérience fait toujours partie du projet.
« Savoir s’organiser pour construire le projet, partir à l’étranger, se responsabiliser, travailler en équipe, créer un événement avec un cinéma, parler du film devant 350 personnes sont des expériences qui nous serviront » estime Robin.
« On en tire surtout des choses humaines, des rencontres qui nous ont fait grandir. »
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