mai 2011

Sous les lignes électriques, prudence, restez à distance

Chaque année en France, plusieurs centaines de personnes sont blessées ou décèdent à la suite d'une électrisation. Électricité réseau distribution France (ERDF) informe ses usagers les plus exposés sur les conduites à tenir pour prévenir ces risques.
Dessin Chrisitan Maucler

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Pêcheurs, amateurs de sports ou de loisirs aériens, agriculteurs, travailleur du BTP même si les risques d'électrisation sont faibles, ils existent. Henri Bermond, responsable accueil raccordement électricité chez ERDF à Besançon et pratiquant assidu de parapente est bien placé pour donner quelques conseils pour éviter l'accident.
«Avant de se lancer dans son activité, la règle de base qui s'impose à tous est de procéder à un repérage des lignes et de s'en tenir à distance. Il faut être particulièrement prudent lorsqu'on manipule des objets encombrants ou de grande longueur : cannes à pêche, échelles, tuyaux d'arrosage, engins de levage…» Henri Bermond ajoute ce précieux conseil qui peut être très utile aux amateurs de cerfs volants : «il ne faut jamais toucher un objet en contact avec une ligne électrique mais composer un numéro d'urgence en pareil cas». Plus généralement, il ne faut surtout pas essayer d’aller récupérer un objet resté accroché aux lignes.
Les passionnés de bricolage ou les travailleurs du BTP ne sont pas oubliés : ils doivent éviter de rehausser un terrain situé sous une ligne électrique.
Henri Bermond s'attarde plus longuement sur sa passion, distillant ces quelques précautions à prendre à l'attention de ceux qui comme lui sont passionnés d'ULM, delta-plane, parapentes : «avant le décollage, analysez la direction des vents, repérez les risques de croisement de lignes avec votre plan de vol, une fois dans les airs, soyez attentif aux lignes». Certes, le dernier accident recensé dans la région date de septembre 2009 et concernait un ULM. Mais on n’est jamais trop prudent. En 2010, 13 accidents avec blessés ou décès ont été recensés sur la zone Alsace – Franche-Comté – en incluant deux voitures ayant percuté des pylônes.
Enfin, il nous fait part de ce précieux conseil : «lorsqu'un fil sous tension touche le sol, il faut s'en éloigner car il y a danger potentiel». En effet, une tension se diffuse dans le sol autour du point d’impact ("tension de pas"). Cette tension varie en fonction de la distance à la source. Entre deux points différents en contact avec le sol, séparés d’une distance appelée pas, existe donc une différence de potentiel, d’autant plus élevée que le pas est important. Les pieds d’une personne étant deux points en contact avec le sol, il apparaît alors une tension entre les deux pieds et la personne est traversée par un courant électrique. On peut toujours se rassurer en sachant que le risque est plus faible pour les humains que pour les vaches.

Maxime Trouttier

En savoir plus
sousleslignes-prudence.fr. Des conseils précis s’adressent spécifiquement aux sportifs aériens, aux agriculteurs, aux travailleurs du BTP et aux pêcheurs.

Tension de pas
Supposons qu'une personne se trouve à proximité d'un impact de foudre au sol, disons à une cinquantaine de mètres. Le courant de foudre s'écoule dans la terre, où il diffuse autour du point d'impact. Du fait de la résistivité électrique du sol, cet écoulement génère un "gradient de potentiel", ce qui signifie qu'entre deux points proches, situés tous deux à la surface du sol, va apparaître une différence de potentiel. Si ces points sont des points de contacts des pieds d'une personne ou des pattes d'un animal, cet être vivant va être parcouru par un courant de dérivation, et risque une forte commotion, voire la mort. Sous l'orage, il est donc conseillé de ne jamais se tenir debout les jambes écartées, ni marcher à grandes enjambées. La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, après avoir étendu sous soi un ciré ou toute autre pièce en matière isolante (par exemple en plastique). La position couchée, jambes repliées sous soi, reste la position de moindre risque.
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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
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