avril 2011

Une consommation répandue

Les jeunes boivent moins mais plus tôt.
Photo Yves Petit

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Une réalité chez les nouvelles générations : elles boivent moins, mais de façon plus intense et commencent de plus en plus tôt. En 2007, l’âge moyen de la première consommation était 13,2 ans chez les garçons, 13,6 chez les filles. La première ivresse se situait à un peu plus de 15 ans chez les garçons comme chez les filles. À 16 ans, un peu moins de la moitié des jeunes déclarent avoir déjà été ivres au cours de leur vie, plus d’un tiers au cours de l’année écoulée dont 3,5 % au moins 10 fois. De nombreuses enquêtes soulignent une consommation de groupe et un aspect compétitif, surtout chez les garçons. Ces aspects sont évidement renforcés par la «mode» du binge drinking ou biture express. Le phénomène n’est pas réservé aux jeunes français, loin de là. La France est même l’un des pays où il est le moins pratiqué selon une étude de 2007, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark, la Norvège et la Pologne tenant le haut du pavé. En termes de consommation, les jeunes français sont au 15e rang des Européens (les Autrichiens sont les plus gros consommateurs, les Islandais les plus faibles). Reste que l’alcool est partout le produit psychoactif le plus diffusé.
L'ouvrage "Addictologie clinique" paru aix éditions Puf sous la direction d'Eric-Pierre Toubiana fait état d'études récentes à propos du binge drinking : elles établissent une forte corrélation entre cette pratique et les mauvais résultats scolaires, ainsi qu’entre binge drinking et conduites à risques (rapports sexuels non protégés, circulation dans un véhicule conduit par une personne ivre, usage d’autres substances, suicide, violences physiques). Elles remarquent que ce mode de consommation d’alcool est en France encore «relativement restreint par rapport à d’autres pays du Nord de l’Europe», que «les données ne montrent pas d’augmentation spectaculaire parmi les adolescents» mais qu’«en revanche, il existe de fortes consommations dans certains milieux universitaires».
Qu'en pense-t-on au service universitaire de médecine préventive de la santé (ou Sumpps), bien placé pour observer l'évolution des pratiques étudiantes ? «La période des études est traditionnellement une période où l’on consomme
plus d’alcool
cadre Corinne Lesueur-Chatot, la directrice du service à l’Université de Franche-Comté. Mais chaque génération a ses pratiques et actuellement, c'est la défonce rapide. Notre rôle est de bien les informer pour qu’ils évitent la surconsommation et le risque de dépendance ultérieure».
Le Sumpps en Franche-Comté
Besançon : campus de la Bouloie,
03 81 66 61 30
Belfort : une antenne à mi-temps,
1 place Saget, 03 84 21 74 33
Montbéliard : une antenne ouverte
1 jour et demi par semaine,
4 place Tharradin (03 81 99 47 38).

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
Le CHU rappelle qu'en adoptant les bons réflexes, chacun contribue à réduire la saturation des lignes d’urgence, garantir une réponse rapide aux patients en détresse, préserver l’efficacité du système de soins pour tous.

Numérique et dépendance


janvier 2026
L'addiction aux jeux vidéos est pour l'instant la seule reconnue comme maladie par l'Organisation mondiale de la santé. Les autres formes de dépendance au numérique, de l'attachement à l'objet au besoin de consultation et à l"usage intensif sont classés dans différentes catégories de troubles du comportement comme l'anxiété ou les comportements compulsifs. A noter que l'isolement social peut-être cause, conséquence et/ou symptôme de la dépendance au numérique. 

Alcools


octobre 2025
Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

Centre garatuit d'information, de dépistage et de diagnostic du Doubs-Jura


octobre 2025
Cet organisme assure un accueil anonyme, confidentiel et gratuit pour le dépistage, la prévention, le traitement et le suivi des infections sexuellement transmissibles. Il propose également un service de vaccination (hépatite A et B, HPV), une évaluation des risques, la délivrance de contraception d'urgence et des conseils personnalisés en santé sexuelle. Accueils à Besançon (15 avenue Denfert Rochereau, 0381634450), Montbéliard (40 faubourg de Besançon, 0381993700); dole (CH, 73 avenue Léon Jouhaux, 0384798077), Lons (CH, 55 rue du Dr Jean Michel, 0384356206). Infos sur ahs-fc.fr.

Deuil périnatal


octobre 2025
Peu évoqué dans le débat public, le deuil périnatal concerne les pertes de grossesses précoces du premier trimestre (200 000 par an en France) et la mortalité périnatale (interruption médicale de grossesse, décès in utero, à la naissance ou au cours des 7 premiers jours de vie) touchant près de 7 000 femmes et couples chaque année. Ce drame conduit à un traumatisme qui varie selon le moment de la grossesse ou encore, selon l'expérience personnelle propre à chaque femme et chaque couple. D'après le CHU de Besançon, les grossesses arrêtées précocement (GAP) concernent 15 à 20 % des grossesses au premier trimestre. Un chiffre conséquent " mais une prise en charge morcelée et hétérogène, avec des parcours peu lisibles, des moyens limités et un accompagnement insuffisant, ce qui aggrave la souffrance des patientes et des couples" . Pour répondre à ces lacunes, le CHU a mis en place une nouvelle filière de soins novatrice dans notre région dédiée entièrement aux GAP pilotée par un médecin référent, visant à offrir un parcours structuré, coordonné, plus humain, alliant prise en charge médicale adaptée et soutien psychologique. Parmi les actions mises en oeuvre figurent des consultations post-GAP spécifiques, des parcours mieux identifiés, un protocole standardisé, des supports pédagogiques pour les patientes etr les fratries, la création d’une box ressource à disposition. Le CHU souhaite aménager une nouvelle pièce dédiée appelée « salon des anges » et la rendre propice au recueillement. Pour mener à bien cette initiative, le fonds Phisalix (fonds de dotation du CHU) est à la recherche de 10 000 €. Chacun peut y contribuer ici.
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