Jeanne et Enzo viennent de passer 8 mois en service civique à la SPA de Besançon, sur le site de Deluz. Agés de 19 et 20 ans, ils se disent ravis de cette mission commune. « C’était notre première véritable expérience et une immersion dans le monde professionnel. A ce titre, le service civique est un super dispositif. Ça nous a plu en tout cas. Il y a une très bonne équipe, on s’est super bien entendus, on a appris de nouvelles choses et même en hiver, on arrivait à se motiver. » S’ils ont pu découvrir les rôles des soigneurs animaliers, leur mission à la SPA les a aussi mis en contact avec le public avec une orientation sur la prévention et la sensibilisation à la maltraitance animale. Ils l’ont accomplie auprès de groupes de 6 – 10 ans et 11 – 17 ans.
Ce service civique leur a donné la conviction de poursuivre leur orientation vers le monde animalier. Jeanne en espérant entrer dans une école d’assistant vétérinaire, Enzo en devenant soigneur animalier.
Pour Jeanne Claudel, ce n’est pas nouveau. La jeune bisontine dit avoir voulu faire une école d’ostéopathie animale, avant d’abandonner l’idée en raison de débouchés compliqués. « Je suis habituée aux animaux depuis longtemps. Quand j’étais petite, on avait des chiens, des poules, des cochons d’inde, des chevaux, des lapins. Mon grand-père soignait les animaux mal en point. Il m’a beaucoup apporté. Ensuite, j’ai fait beaucoup de stages de soigneur animalier ! Bref, j’ai toujours voulu travailler avec des animaux et comme j’ai besoin de bouger, quand j’ai vu l’offre de service civique, je n’ai pas hésité. » Pour bouger, Jeanne avoue avoir été servie : « On fait beaucoup d’allers-retours, on court parfois. Physiquement et mentalement, il faut être présent. »
Après un BTS négociation et digitalisation de la relation client, Enzo Brandao Lameiras est quant à lui en réorientation. « La vente, c’était par facilité. Finalement je me suis rendu compte que je voulais faire ce que j’aime. Au bout d’un, j’ai cherché autre chose pour travailler dans une SPA, car ce sont les animaux qui m’intéressent. » Originaire de Salins-les-Bains, il avait jusqu’à présent eu un chien, mais la réalité du terrain ne l’a pas découragé. « On peut penser que c’est tout beau, tout rose, mais ce n’est pas le cas. Il y a beaucoup de chiens difficiles, compliqués à gérer et il ne faut pas avoir d’appréhension. Sinon, c’est hyper sympa. Mais il faut apprendre à faire la part des choses, car on s’attache facilement aux animaux ». Jeanne confirme : elle a même adopté un chien. Elle a apprécié travailler « pour le mieux-être des animaux », en apprenant à « être organisé, à savoir quand faire des soins, quand nourrir les chiens, à garder son sang-froid en cas de bagarres entre animaux ». Elle ajoute : « On récupère des animaux qui ne sont pas dans la meilleure situation, alors on a envie de faire quelque chose pour eux. Je pense que je vais continuer à venir à la SPA pour accompagner les chiens ».
S.P.
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