Anaëlle a entendu parler des faciliteurs de vie par son assistante sociale. Leur aide s’est avérée précieuse au moment où elle ressentait le besoin d’avoir son logement. A 26 ans, elle éprouvait « le besoin d’être autonome au maximum, l’envie d’avoir son chez soi ». Depuis le mois de janvier, c’est chose faite, elle vit dans un appartement adapté de 43 m², à Besançon, à quelques kilomètres de sa famille dans un village proche. Selon elle, l’appui de Stéphane Toupenet, le faciliteur de choix de vie contacté en octobre dernier, a été crucial. « Seule, j’aurais mis beaucoup plus de temps à trouver. Et encore, pas sûr que j’y sois arrivée ». c’est elle qui a effectué les démarches, mais trouver des pistes et des solutions n’était pas évident. Le logement social étant saturé, il lui a fallu se tourner vers le privé. « On s’est vu toutes les semaines, voire tous les 15 jours et j’ai beaucoup apprécié la disponibilité. C’est un dispositif assez flexible ». De son côté, Stéphane fait tout pour la mettre à l’aise. « Quand il y a un bon feeling, c’est plus facile de travailler. Et comme Anaëlle sait ce qu’elle veut, où elle veut aller, c’est encore plus aisé ».
Ses handicaps physique et visuel ont habitué Anaëlle à devoir faire face aux obstacles. Son parcours l’a menée au CRDV de Besançon, une école pour déficients visuels réputée, à Dijon, à Vesoul en lycée professionnel, à Nancy. Elle a suivi des études dans le domaine de l’accueil et la relation clients. « Les études, dans l’ensemble, c’est compliqué. Les profs travaillent sur tableau ou vidéoprojecteur et ce n’est pas évident pour moi. Certains profs mettent du leur, mais pas tous. Je n’ai pas pu passer le bac car cela demandait beaucoup trop d’aménagements. J’aurais aimé même si les études n’étaient pas mon truc. Je voulais passer un bac pro pour en finir le plus vite possible. »
Par rapport à son parcours et son expérience, elle voit une réelle utilité au développement des faciliuteurs de choix de vie. Le logement trouvé, elle a poursuivi certaines démarches administratives avec l’appui de Stéphane Toupenet. « Quand je me sens capable de faire sans aide, je n’appelle pas. C’est bien avec ce dispositif : il n’y a pas de limites de temps, pas d’obligation. On peut ne pas faire appel aux faciliteurs pendant un certain temps, puis de nouveau les contacter pour un nouveau projet. Il devrait y en avoir plus ! En tout cas, moi, je suis très satisfaite de la façon dont c’est fait. »
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