octobre 2014

«On est sûr de trouver du boulot»

Il existe des jeunes qui choisissent le monde industriel et qui y sont heureux. «J'ai toujours voulu faire ça» affirme Christian Braucourt, qui vient de terminer sa formation au CFAI.
Photo Laurent Cheviet

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A 20 ans, Christian Braucourt vient d’être embauché par Cryla, l’entreprise de micromécanique bisontine où il a effectué ses années d’apprentissage. Il a eu son bac pro cette année avec mention TB et terminé avec les meilleures notes de l’académie. Il est outilleur et idit «adorer ça». Contrairement à beaucoup de jeunes, il n’a pas eu d’appréhension à s’engager dans la voie de l’industrie, au contraire. Pour lui, c’est un choix.
«J’avais décidé d’être dans le manuel. Avant, on venait dans l’industrie parce qu’on ne savait pas quoi faire. C’est fini ce temps-là».
Peut-être pas tout à fait, mais si l’industrie ne parvient toujours pas à séduire les jeunes, ceux qui se laissent tenter le font de plus en plus par choix. Les métiers sont dans l’ensemble moins bruyants, moins fatigants, moins répétitifs qu’avant.
«Il faut avoir l’esprit mécanique, ne pas avoir peur de se salir et savoir travailler autant avec ses mains qu’avec sa tête. Il faut un minimum de logique». Son métier consiste à fabriquer et réparer les outils qui vont être montés sur les presses pour fabriquer des objets. Toutes sortes d’objets pouvant être destinés aussi bien au monde médical qu’à l’aérospatiale. Un travail de précision. Aujourd’hui, il est passé à l’atelier de maintenance. «C’est diversifié car on n’a jamais les mêmes outils, jamais les mêmes pièces».
A peine sorti de son apprentissage au CFAI, il n’a pas eu à chercher d’emploi, embauché directement dans son entreprise d’accueil. Là encore, le résultat correspond à son choix. «Une fois que l’on sait ce que l’on veut faire, il n’y a pas mieux que l’apprentissage : on apprend et on acquiert une expérience professionnelle uniquement sur le métier qu’on veut. Le fait d’être en entreprise et en CFA est très complémentaire. D’un côté on apprend concrètement les gestes, de l’autre, on prend un peu de recul».
Il ne cache pas que la sûreté des débouchés a également joué dans son choix. «C’est pas mal de faire un métier où l’on est sûr de trouver du boulot».
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