avril 2020

Au service des personnes âgées

Binôme 21, association intergénérationnelle de Côte d’Or, est née la même année que le service civique. Elle permet aux jeunes de vivre des missions d’utilité sociale. Aurélie Benoit, coordinatrice, explique son fonctionnement.

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Qu’est-ce que Binôme 21 ?
Une association créée à Dijon par des bénévoles seniors après des réflexions autour des liens intergénérationnels et de l’isolement des personnes âgées, pour connaître leurs besoins et leur sentiment de solitude. L’idée d’engager des jeunes en service civique pour les mettre en relation avec les seniors en est née. Cela permettait à des personnes âgées de rompre leur isolement et à des jeunes de s’insérer socialement et professionnellement. Nous organisons également une médiation pour favoriser la cohabitation intergénérationnelle permettant à des étudiants, des jeunes en formation de vivre chez des personnes âgées.

En quoi consistent les missions des jeunes en service civique ?
Ils interviennent principalement en visites de convivialité au domicile de personnes âgées, y compris en Ehpad. A l’heure actuelle, des visites de ce type se déroulent à Dijon, Montbard, Semur, Châtillon, auprès de 230 personnes. Ils apportent également un soutien lors de nos animations intergénérationnelles. Ces jeunes sont accompagnés en tutorat par nos 25 bénévoles.

Combien de missions proposez-vous ?
Nous avons une quarantaine de jeunes en service civique par an. Ils viennent pendant 6 mois à raison de 24 h par semaine. Nous avons deux phases de recrutement dans l’année, en septembre et mars.

Comment les préparez-vous ?
Il y a une semaine de formation comprenant entre autres des modules sur le vieillissement, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, des interventions de partenaires sociaux comme le CCAS, des jeux de rôles, des ateliers pratiques notamment sur le thème de la mobilité réduite. Au cours du service, ils ont également des séances d’analyse de pratique avec un psychologue, des formations citoyennes, le PSC1.

Quel est le profil de vos services civiques ?
Très majoritairement des filles. Beaucoup souhaitent aller vers le domaine médico-social, avec une formation en tête ou, étant sans expérience, pour connaître ce domaine. Quelques-uns viennent par volonté d’engagement, pour faire quelque chose d’utile.

Votre public est-il satisfait ?
Oui car ils veulent être en contact avec des jeunes, avec leur dynamisme. C’est une présence conviviale, des échanges. Pour beaucoup, pouvoir sortir accompagné est rassurant. Il y a également des échanges de savoir en particulier sur le numérique.

Et les jeunes ?
Ils se découvrent une utilité sociale, ils prennent confiance en eux. On les voit changer entre le début et la fin, notamment sur l’image qu’ils ont des personnes âgées.

Recueilli par Stéphane Paris
En savoir plus
binome21.fr

facebook

contact@binome21.fr

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Chantage sexuel en ligne


avril 2020
Chantage à la webcam, harcèlement, revenge porn... Avec le confinement, ces situations préoccupantes en temps normal, augmentent encore. Les responsables de Net Ecoute, numéro national contre le cyberharcèlement, le notent et l'expliquent : « les victimes de chantages sexuels sont toujours plus nombreuses et plus jeunes. L'isolement du confinement accroît le temps passé par de nombreux adolescents devant les écrans, notamment dans des « jeux » sexuels. Les appels reçus augmentent au cours des dernières semaines en particulier pour du chantage à la webcam et de la sextorsion (avec près de 50% de hausse). Il s'agit souvent de jeunes collégiens (en majorité des garçons) d'à peine 14 ans. Parmi les plateformes qui font l'objet de nombreux signalements, il y a notamment Hangouts avec des rencontres qui se sont faites sur les réseaux sociaux Instagram (en progression de 10%) ou aussi sur Snapchat ». Il est possible de contacter Net Ecoute par téléphone,tchat et messagerie : 0800 200 000, numéro vert national ; netecoute.fr. Gratuit, anonyme, confidentiel.

Enfance en danger


avril 2020
En période de confinement, une forte hausse des appels au 119 (service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger) est constatée. Pour y faire face, le gouvernement a procédé au recrutement d’écoutants, aux heures supplémentaires, a fait appel aux contribution d’associations (renfort de l’Enfant Bleu à hauteur de 80 heures hebdomadaires dès cette semaine et mise à disposition par la Voix de l’enfant de 40 ordinateurs pour les écoutants, au rappel d’anciens écoutants. Il a également été mis en place avec l’ordre national des pharmaciens un dispositif d’alerte permettant notamment aux mineurs de signaler les violences dont ils seraient victimes. Les témoins de tels faits peuvent en outre se rendre dans la pharmacie de leur quartier pour que la police ou la gendarmerie soit alertée sur une situation préoccupante. Les mesures d’urgence ont été renforcées. En cas de danger, de suspicions de maltraitances sur des enfants, les services de première urgence, via le 17, peuvent être sollicités aux fins d’intervention immédiate au domicile. Le portail de signalement des violences sexuelles et sexistes, accessible 24h/24, 7 jours/7, permet à tout témoin de signaler les violences subies par un enfant au sein de la famille, et offre à toute victime mineure la possibilité d’entrer en relation avec un enquêteur, de dialoguer de manière anonyme et sécurisée et d’être orientée. Enfin, pendant la période de confinement, les victimes de violences intrafamiliales, quel que soit leur âge, peuvent alerter les services de police et de gendarmerie par SMS, via le 114.

Covid-19 : prêter main forte


avril 2020
Le site pretermainforte.fr est né pour permettre aux soignants comme aux non-soignants de mettre leurs compétences au service des hôpitaux et établissements médico-sociaux. Objectif de ce dispositif construit dans la région avec l’ARS Bourgogne Franche-Comté et le soutien de beta.gouv.fr : faire correspondre une offre de bénévoles disposant de compétences hors du champ du soin aux besoins de renforts ponctuels des établissements de santé. Que ces besoins concernent l’accueil, l’administratif, la communication, l’informatique, la logistique ou la restauration... Toute personne dont le profil métier permet de prêter main-forte quelques heures ou quelques jours peut se porter candidat. Ce service complète le dispositif #Renforts-Covid qui permet la rencontre entre les besoins urgents des établissements de santé et médico-sociaux et les compétences de soignants (étudiants, actifs, retraités...).

Je veux aider


mars 2020
Pour limiter l’impact social de la crise sanitaire liée au Covid-19 dans divers secteurs, le gouvernement créé une plateforme d'engagement. De nombreuses associations, qui reposent en temps normal sur des bénévoles souvent âgée, peinent à poursuivre leur activité car leurs forces vives sont les premières à devoir rester confinées. Les bonnes volontés peuvent s'engager dans 4 types de missions : aide alimentaire et d’urgence ; garde exceptionnelle d’enfants de soignants ou d’une structure de l’aide sociale à l’enfance ; lien (téléphonique, visio, mail, etc.) avec les personnes fragiles isolées ; solidarité de proximité (courses de produits essentiels pour les voisins fragiles, isolés, handicapés).

Confinement et violences


mars 2020
Avec les mesures de confinement liées au Covid-19, les interrogations concernant les violences familiales et conjugales se posent. L’association France-victimes rappelle que « des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes vivent dans la peur et sont chaque jour victimes de coups et de sévices sans pouvoir se défendre et du fait du confinement sans pouvoir appeler à l'aide. Pour eux, le confinement n'est pas synonyme de protection, mais d'extrême danger ». Elle appelle « chaque personne qui a connaissance de violences sur un enfant, une femme, ou un homme à appeler les services de police ou de gendarmerie ou le numéro 116 006 qui se chargera de faire le nécessaire auprès des autorités. Un mail est mis à la disposition des personnes pour demander de l'aide ou signaler des personnes en grand danger : victimes@france-victimes.fr. Chacune de nos 132 associations est en contact avec les forces de police et de gendarmerie, les instances judiciaires, mais aussi les mairies pour venir rapidement en aide aux personnes et notamment être en mesure de les mettre en sécurité dans des logements d'urgence ».
Voir tout