février 2018

Besoins de main d’œuvre pour faire vivre la forêt

Avec les départs en retraite, de nombreux postes vont être à pourvoir dans les prochaines années. Une aubaine pour les jeunes peu nombreux à se former.
Photo Laurent Cheviet
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Actuellement, dans le secteur de Luxeuil, sur les 34 ouvriers forestiers de l’Office national des forêts, 14 ont plus de 50 ans. Plus d’un tiers. Un chiffre qui annonce des prochains départs en retraite pour un organisme qui compte environ 300 salariés dans la région. Conclusion évidente : «le renouvellement est indispensable ; on a besoin de jeunes» assure Jefferson Aubert, responsable de l’unité de production de Vesoul.

   Motivation primordiale

L’ONF est chargé de la gestion de la forêt publique. «Nos métiers se sont diversifiés. On s’occupe des arbres à toutes leurs étapes d’évolution». Entretien, développement, renouvellement, production, récolte sont les maîtres mots du travail de terrain. «On façonne la forêt, on travaille le vivant pour l’avenir, on préserve la biodiversité» ajoute Stefan Kobelczuk, conducteur de travaux de l'ONF à Luxeuil. L’un comme l’autre n’hésitent pas quand il faut donner les principales qualités à posséder : «il faut vraiment aimer la forêt, être passionné. Parce que ça fait mal, ça pique, il fait froid, il pleut, il fait chaud et ça reste exigeant physiquement». 
Du travail de terrain et d’intempéries, pour lequel la formation par apprentissage est particulièrement adapté. «On voit rapidement ceux qui n’aiment pas. Ils s’en rendent compte eux-mêmes assez vite, assure Frédéric Dechaseaux, directeur adjoint à la MFR d’Aillevillers en Haute-Saône. Pour ces métiers, la motivation est vraiment primordiale car il faut aller dans la nature par tous les temps». La formation est rare : la MFR est l’un des deux établissements de la Région à proposer le bac pro forêt par apprentissage (avec le CFA agricole du Doubs). «Nous avons 10 à 15 élèves par année, mais nous pouvons en prendre un peu plus signale le directeur, Guillaume Villequez. Il y a peu de filles, mais la formation leur est accessible».
Ce bac mène aux métiers de la sylviculture mais aussi de l’exploitation forestière. Il permet également de poursuivre des études en BTS, dans le domaine de la gestion forestière ou en BPA conduite de machines forestières. «Sur nos 13 élèves de l’an dernier, 8 travaillent et 3 poursuivent leur formation dans ce domaine. Il y a actuellement des débouchés et parmi eux l’ONF a une vraie politique d’accompagnement des apprentis». Avantages d’intégrer l’Office à ce niveau : la possibilité de passer rapidement le concours interne, plus accessible que l’externe. Et une formation qui se poursuit : «à chaque étape de l’évolution de la forêt, il y a un apprentissage de ce que l’on doit savoir faire. Pour être opérationnel, il faut 10 – 11 ans d’expérience» conclut Stefan Kobelczuk.

S.P.


En photo
1 - Débroussaillage en forêt communal de Corbenay, Haute-Saône, par les élèves de la MFR d'Aillevillers.

2 - Stefan Kobelczuk et Jefferson Aubert apportent leurs conseils avisés.

3 - Guillaume Villequez et Frédéric Dechaseaux de la MFR. «Nos apprentis trouvent du travail».

En savoir plus
onf.fr

MFR d’Aillevillers
13 rue de la Vaivre
70320 Aillevillers-et-Lyaumont cedex
0384492015
mfr-aillevillers.fr

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