avril 2020

Dons de sang et d’organes : pas d’interruption

L’épidémie de covid-19 n’a pas mis fin aux besoins. Cet acte citoyen demeure indispensable. Toutes les précautions sont prises.
Dessin Christian Maucler

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Comment continuer à être solidaire en période de confinement ? La question s’est posée très rapidement pour l’Etablissement français du sang. A Besançon, dès le début de la crise sanitaire, l’EFS a dû annuler ses collectes prévues sur le campus. Lors de la première semaine de confinement, il estime avoir « perdu » 900 dons, uniquement sur le site bisontin. Or, le besoin ne diminue pas, au contraire, et les réserves sont toujours faibles car les produits sanguins ont une durée de vie limitée (sur le plan national, les stocks correspondent à moins de 15 jours pour les globules rouges et 3 jours pour les plaquettes). Cela étant, l’EFS a rapidement confirmé que la collecte continuait car « la transfusion elle-même ne présente aucun risque d'infection ». Les citoyens sont autorisés par les autorités à se rendre sur les collectes de sang organisées à proximité de chez eux et dans les 7 maisons du don de Bourgogne Franche-Comté, sous réserve de remplir l’attestation officielle ou une déclaration sur l’honneur indiquant aller donner leur sang, au motif de l’assistance aux personnes vulnérables. Etablissements de santé, les EFS ont pris les dispositions nécessaires pour limiter le risque de propagation de l'épidémie de Covid-19 sur leurs sites.
Nouvelle rassurante : en deuxième semaine de confinement, la mobilisation des citoyens a été relancée. L’EFS a même noté « 10% de nouveaux donneurs et beaucoup de donneurs qui ne s’étaient plus mobilisés depuis de nombreuses années revenus au don. Au global, une fréquentation doublée sur nos maisons du don et collectes mobiles. L’enjeu maintenant est d’étaler les dons dans la durée afin que la mobilisation soit en adéquation avec les besoins quotidiens ». Pour faciliter l’étalement des dons tout au long du confinement, il est recommandé de privilégier la prise de rendez-vous. Ce qui permet également de maintenir la distanciation, les gestes barrières étant encore et toujours primordiaux.
Mais qu’en est-il des dons d’organes, alors qu’une chute de 50 % de propositions de dons est observée depuis le début de l’épidémie ? L’Agence de la biomédecine a donné ses recommandations fin mars : pour les transplantations, elle distingue greffes pouvant être différées et greffes urgentes. Dans le premier cas, elle estime que le risque d'infection du receveur par le Sras-CoV-2 dépasse le bénéfice de la transplantation et recommande de repousser la date après le pic épidémique. Même recommandation concernant les activités d’assistance médicale à la procréation : « le ratio bénéfice-risque conduit à conseiller de reporter les activités cliniques et biologiques d’AMP, quelle que soit la technique (fécondation in vitro, transfert d’embryon congelé, insémination artificielle, don de gamètes, préservation de la fertilité non urgente) ». Mais pour les patients en attente d’un organe vital, il est préconisé de poursuivre le programme prévu, le report impliquant un risque accru (seules les greffes rénales sont reportées à la fin de la période épidémique). Et l’agence rappelle que tous les donneurs sont systématiquement testés pour s’assurer de l’absence de risque de transmission du Covid-19. Conclusions : là aussi, les dons sont toujours bienvenus.

En savoir plus
Trouver un lieu de collecte de sang : dondesang.efs.sante.fr

agence-biomedecine.fr

dondorganes.fr

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Santé : « À chaque situation, son numéro »


janvier 2026
Après les fêtes, voici le froid et le verglas et leur lot de blessures : en période de forte tension sanitaire, les besoins de soins augmentent fortement. S'y ajoutent les vagues épidémiques (grippe, bronchiolite, Covid…), les fermetures temporaires de cabinets médicaux pendant les congés et les grèves du personnel médical. L'afflux de patients peuvent conduire à une saturation du Centre 15, qui gère les appels d’urgence pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Afin d’anticiper ces situations, le CHU de Besançon et l’Acoreli, association regroupant les médecins régulateurs libéraux, lancent une campagne d’information à destination du grand public : « À chaque situation, son numéro ». Résumé :
Le 15 doit être appelé sans hésiter dès lors qu’une situation paraît grave ou urgente : malaise, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires, perte de connaissance, accident, symptômes soudains et inquiétants, etc. Chaque appel est traité par des professionnels de santé, assistant de régulation médicale puis médecin régulateur urgentiste, qui évaluent la situation et apportent la réponse la plus adaptée.
Lorsque la situation ne relève pas de l’urgence, il est important de privilégier d'autres circuits :
- contacter son médecin traitant.
- en cas d’indisponibilité, consulter le site sante.fr, qui permet d’identifier les lieux de soins et professionnels disponibles sur le territoire.
- enfin, si vous ne trouverez pas de médecin généraliste, appelez le 116 117, numéro de la permanence des soins, accessible la nuit en semaine de 20 h à 8 h, le samedi de 12 h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de 8 h à 20 h. Un médecin régulateur libéral de l’Acoreli prendra en charge votre appel.
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Le neurobiologiste Mickael Naassila vient de publier J'arrête de boire sans devenir chiant (éditions Solar, 18 euros). Son propos : à aucun moment l'alcool n'est bénéfique à la santé et toute consommation, même minime, comporte des risques. Les seuils de déclenchement de cancers sont par exemple assez bas. Sinon : risques cardiovasculaires, atteintes au foie, déficits congitifs, démence précoce, violence, accidents de la route. Et si chacun souhaite faire le point sur sa consommation : mydefi.life. Santé !

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