décembre 2019

«La prépa, un beau souvenir !»

Elodie Espanet et Mehmet Öncü sont passés par la classe préparatoire aux écoles de commerce, au lycée Pergaud. Ils en retiennent surtout des éléments positifs. La première est aujourd'hui audtrice senior à Deloitte, le second

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Avez-vous trouvé la prépa difficile ?
Elodie : La prépa est aujourd’hui un beau souvenir ! Malgré un rythme assez intense (bien qu’on bénéficie encore de toutes les vacances scolaires), c’était aussi le seul moment de mon existence où chaque jour était l’occasion de s’instruire de façon très diversifiée. De la langue de Shakespeare aux théories de Socrate en passant par les grands théorèmes mathématiques, on n'a pas vu les deux années passées et chaque jour on s’enrichissait plus. Je crois que c’était une sorte  « d’âge d’or de ma connaissance ». 

Mehmet : La difficulté d'une filière est une évaluation subjective et son degré peut varier d'un étudiant à un autre. Pour éviter les désillusions, il convient de se renseigner abondamment au préalable sur la voie dans laquelle on souhaite se lancer. Concernant la prépa, le contenu des cours reste abordable mais une grande quantité d'informations est fournie aux étudiants en un cours laps de temps et il est primordial d'aborder cette période avec méthodologie. Il s'agit là peut-être de la principale difficulté de la classe préparatoire: savoir trouver un consensus entre la liberté que procure la vie étudiante et la rigueur demandée lors de ces 2 années.

Pensez-vous que le passage au lycée Pergaud vous a été utile pour la suite ?
Elodie : 
Bien sûr ! Tout d’abord parce que j’y ai rencontré certains de mes meilleurs amis. Dans la prépa de Pergaud on ne se sentait pas en compétition, c’était plutôt comme une grande famille, nous étions tous solidaires. Aussi parce que je garde aussi de cette époque des méthodes de travail, de rigueur et surtout d’organisation que j’applique encore aujourd’hui dans mon quotidien.

Mehmet : La prépa du lycée Pergaud mise sur la proximité entre étudiants et professeurs pour faire des concours une réussite, le contraire d'un grand nombre de classes préparatoires privées ou publiques situées en région parisienne, notamment, où un esprit de compétitivité souvent néfaste est cultivé. En prenant ce contre-pied, la prépa de Pergaud développe de réels avantages: l'effectif réduit des classes et leur disposition permettent de créer une ambiance saine et propice à l'optimisation du potentiel de chaque étudiant. Lorsqu'on ajoute à cela la qualité des professeurs, tous agrégés, la réussite aux concours semble assurée. Des résultats plus qu'encourageants ces dernières années le démontrent (3 étudiant(e)s admissible à HEC et l'ESSEC ces deux dernières années, dont 2 admis à l'ESSEC).

A quoi doivent s'attendre les élèves qui veulent s'engager dans cette voie ?
Elodie : A tout je dirais justement ! Honnêtement la prépa ouvre tant de portes, c’est un vrai tremplin avant le grand saut vers la vie d’adulte. Nous avons tous passé deux ans ensemble à s’instruire, on était parfois frustré des horaires à l’époque mais après on a tous parcouru la France pour nos concours, puis parcouru le monde avec nos écoles et aujourd’hui on mène tous des vies totalement différentes : celles qu’on a choisi. Je crois que c’est un peu ça, la prépa nous a permis d’avoir le choix sans nous engager tout de suite à la sortie du bac dans une voie, elle nous a laissé le temps de nous construire et de faire les choix qui nous correspondaient.

Mehmet : Tout d'abord, aux difficultés que j'ai évoquées précédemment. La prépa, c'est savoir faire des sacrifices pendant une période de sa vie afin de se concentrer pour réussir des concours. Mais la prépa, c'est aussi se découvrir, développer une capacité de travail qu'on n'aurait pas pensé pouvoir posséder et avoir cette satisfaction intellectuelle d'avoir donné son maximum. Enfin, la prépa, au terme de deux années de travail intense, c'est la porte d'entrée vers les Grandes Ecoles dans lesquelles chacun peut s'épanouir dans sa vie scolaire (choix des cours, personnalisation du parcours) comme dans sa vie sociale (vie associative, départs à l'étranger) et au terme desquelles des opportunités de carrière intéressantes se présenteront.


A lire
En passant par la prépa

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

#Reussitevirale


mars 2020
Avec #reussitevirale, Article1 et la Fage viennent en aide aux lycéens, puis aux étudiants, isolés pendant le confinement. L'idée : faire appel à des étudiants bénécoles pour les aider, en particulier dans la préparation du bac. 3000 d'entre eux se sont rapidement inscrits sur la plateforme reussitevirale.fr. A tel point que le dispositif est élargi à tous les professionnels se sentant prêts à aider les jeunes en coaching, en préparation d'examen ou de concours, en langues, en aide aux techniques de recherche d'emploi ou de stage. «Si les lycéen.ne.s issus de milieux populaires sont fortement concernés par le risque de décrochage, de nombreux étudiant.e.s sont aussi dans une situation de fragilité pendant cette période de confinement. Difficultés financières renforcées, isolement social pour ceux restés seuls dans leur logement étudiant, heures supplémentaires pour ceux travaillant dans les secteurs de l’alimentation par exemple… Le risque d’échec académique et professionnel se renforce encore plus. En tant que dispositif d’égalité des chances, nous donnons la préférence dans les mises en relations aux jeunes boursiers. Nous accordons également la priorité aux enfants des personnes qui travaillent en première ligne pour gérer la crise sanitaire et la continuité des services» explique Amélie Nicaise, coordinatrice du programme.

Handiciviq


mars 2020
Ce projet créé par l’UFCV en Occitanie vise à favoriser l’accès des jeunes en situation de handicap au service civique. Pour eux, l’accès est ouvert jusqu’à 30 ans, mais ils représentent seulement 1 % des engagements. En Bourgogne-Franche-Comté, l’UFCV relaie ce dispositif et propose un appui et une coordination aux structures et aux jeunes qui pourraient être intéressés. Un accompagnement sur mesure pour répondre aux questions et lever les freins liés à des situations spécifiques. Renseignements, UFCV, 6B boulevard Diderot, 25000 Besançon, 0635811292.

Service civique


mars 2020
Le service civique est un engagement volontaire, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme (et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap). C’est un contrat de 6 à 12 mois, indemnisé de 577 € net par mois. Il peut être effectué dans des associations, des collectivités territoriales ou des établissements publics en France ou à l’étranger.

Apprentissage et rémunération


février 2020
La rémunération mensuelle d’un apprenti est fixée sur la base d’un temps plein d’environ 152 heures. Elle varie, en fonction de l’âge et du nombre d’année de formation, de 415 euros à 1200 euros. Les rémunérations des heures supplémentaires sont celles qui sont applicables au personnel de l’entreprise. L’apprenti a droit à la prise en charge de ses frais de transport entre son domicile et son travail. L’élève bénéficie en outre de deux avantages principaux :
- aucune cotisation salariale n’est retranchée de son salaire brut dans la limite de 79 % du Smic soit 1 217 euros.
- son salaire est exonéré de l’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du Smic.

Entrée en apprentissage


février 2020
Pour pouvoir être accepté en CFA il faut que l’apprenti trouve un employeur, ensuite il pourra entrer en formation dans les trois mois qui précèdent ou qui suivent le début du contrat d’apprentissage. Si ce n’est pas le cas l’apprenti pourra quand même entrer en formation à tout moment de l'année, en fonction du calendrier d’action mis en place par le CFA. L’entrée peut se faire à partir de l’âge de 16 ans mais peut être abaissé à 15 si l’apprenti est né en décembre et qu’il a terminé son année de 3e. L’âge maximal est désormais de 30 ans, et même 31 pour éventuellement accéder à un diplôme supérieur. Autres exceptions : il n’y a pas de limite d’âge si l’apprenti est travailleur handicapé, ni si l’apprenti  envisage de créer ou de reprendre une entreprise.
Voir tout