octobre 2020

Les Juju Pasta, locales, artisanales, bio

Julie Jeanpierre et Julien Louis ont lancé leur gamme de spécialités céréalières cette année. Le démarrage est prometteur.
Photo Laurent Cheviet
Les Juju Pasta, locales, artisanales, bio

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Ils proposent des tagliatelles, des crêtes de coq et des fusilli, complètes et semi-complètes, à l’ortie, à l’origan, à l’ail d’ours…  La gamme Juju pasta est récente mais déjà diverse. L’avantage des pâtes est qu’elles peuvent s’accommoder de multiples manières. Si l’on est végétarien, pour varier les menus, c’est un bonheur. Si l’on est végan, ça l’est dans 90 % des cas – les pâtes qui ne sont pas élaborées avec des oeufs. « On a une spécialité à base de petit-épeautre, qui a la vertu d’être riche en protéines. Il contient tous les acides aminés essentiels » signale Julien à l'attention des végans.
Mais Julie Jeanpierre et Julien Louis ne peuvent appeler leurs produits « pâtes ». Le terme est réservé aux productions à base de blé dur. Leurs « spécialités céréalières » fabriquées à partir de blé tendre ou de petit-épeautre leur ressemble néanmoins furieusement. Or, pour l’instant, il n’y a pas de production de blé dur dans la région et lorsqu’ils se sont lancés dans leur création d’entreprise, ils avaient certains impératifs en tête, dont le local. « De toute façon, soit on se lançait avec des farines produites à proximité, soit on ne le faisait pas. On est allé voir beaucoup d’acteurs locaux et on a décidé d’essayer avec du blé tendre. Au départ on pensait plus à l’agriculture raisonnée qu’au bio, mais on s’est aperçu qu’il y avait de plus en plus de petit agriculteurs en bio ou en train d’y passer ». Leur matière première est transformée au Moulin du Val d’Amour à Vaudrey, dans le Jura.

Autodidactes

Pour étendre leur gamme, ils élaborent, testent, discutent avec les producteurs pour imaginer quel goût associer. Pensent au cèpe, au safran, au sarrasin pour essayer une production sans gluten. « On est toujours en train de chercher ; il faut que ça ait du goût et que ça reste accessible ». On leur demande des lasagnes, mais tout n’est pas possible facilement avec du blé tendre. « On doit faire les nids de tagliatelle à la main alors c’est plus long. Les spaghetti, c’est encore plus compliqué en fabrication artisanale ». Dans leur laboratoire à Torpes, ils ont installé une machine à pâtes achetée en région parisienne. Seule concession au local. Fabriquer ce type de produit demande des réglages précis en température, humidité, séchage.
Il y a 2 ans à peine, ils ne connaissaient pas plus les pâtes que tout un chacun. A l’époque Julie et Julien tenaient une salle de jeux pour enfants. Plus très motivés par cette activité, ils ont eu envie de changer. Sans idée précise mais avec un critère : s’orienter vers une activité en phase avec leurs convictions.
Après une discussion familiale à propos de pâtes, ils se disent pourquoi pas. Creusent la question, font un tour de France pour se renseigner. Ils se font conseiller par la BGE pour l’aspect création d’entreprise. Comme ce type d’activité n’existe pas dans la région, c’est peut-être une bonne idée. Malgré un lancement perturbé par le confinement et la crise sanitaire, l’entreprise démarre bien. Elle réunit des caractéristiques dans l’air du temps : produits bio et locaux, circuits courts. « Au fil des étapes, on étaient confortés dans notre projet, ce qui nous a donné du dynamisme pour avancer. Aujourd'hui, on travaille en accord avec nos convictions, ça motive ».
Ils participent eux-même à la diffusion en faisant quelques marchés chaque semaine, histoire de pouvoir discuter avec les consommateurs. Mais l’essentiel se fait par des points de vente, environ 80 dans le Doubs, le Jura et la Haute-Saône. On peut acheter en vrac et quand ce n’est pas le cas, les emballages sont entièrement compostables, étiquettes comprises. On dirait du plastique, c’est de la cellulose de bois.

S.P.


En savoir plus
lesjujupasta.fr

facebook

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Formation création d’entreprise réservée aux femmes


janvier 2020
Pour accompagner les femmes qui souhaitent créer leur entreprise, BGE Franche-Comté propose la formation, « des elles pour entreprendre ». D'une durée de 27 jours, elle a pour objectif d'aider les femmes à concrétiser leur projet en abordant l'adéquation personne / projet, la définition de la stratégie commerciale, l'étude de marché, les choix juridiqueset financiers, le pilotage de l'entreprise et des problématiques spécifiques telles que la posture de la femme entrepreneure, la confiance en soi, la gestion du temps… Prochaines sessions à Belfort du 9 mars au 24 avril, Besançon du 9 mars au 24 avril, Lons-le-Saunier du 9 mars au 24 avril et Vesoul du 2 mars au 17 avril. Ces formations sont financées par la Région Bourgogne Franche-Comté.

Micro-entrepreneur


avril 2019
Comment créer une micro-entreprises ? L'essentiel à savoir sur le site du ministère de l'Economie.

Micro-entreprises et charges


avril 2019
Le régime des micro-entrepreneurs (anciennement auto-entrepreneurs) permet de bénéficier du régime micro-social. Pour en bénéficier, il faut avoir un chiffre d’affaires pour l'année 2018 inférieur à 170 000 € pour la vente de marchandises ; 70 000 € pour une prestation de services. Les taux de cotisations sociales varient entre 12,8 et 22 % selon le type d'activité (avec des taux spécifiques pour les bénéficiaires de l'Accre). En plus de ces cotisations, la contribution formation professionnelle s'échelonne de 0,1 à 0,3 % et la taxe pour frais de chambre consulaire de 0,015 à 0,48 %. +infos

Installations agricoles


octobre 2018
En Bourgogne-Franche-Comté, on recense environ 850 installations annuelles. Parmi elles, 350 sont le fait de femmes. Pour avoir un ordre d’idée, entre 2010 et 2014, 1300 agricultrices se sont installées à titres principal ou secondaire dans la région.

Transmission agricole


octobre 2018
Les chambres d’agriculture accompagnent la transmission d’exploitation. Le répertoire départ installation met notamment en relation exploitants et porteurs de projets. Pour ces derniers, les offres sont recensées sur repertoireinstallation.com. L’objectif est de favoriser la transmission plutôt que l’agrandissement et le renouvellement des générations (à l’heure actuelle, il varie entre 60 et 70 %). L’accompagnement réalisé vise également à mettre en adéquation les projets. Celle-ci passe par exemple par un stage de parrainage au sein de l’exploitation à reprendre.
Voir tout