janvier 2026

« J’aimerais retourner en Corée du Sud »

A 26 ans, Chloé Bouillé a vécu une belle expérience professionnelle dans le cadre de Stages Monde, dans un pays qui l’attire depuis longtemps.

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Pourquoi avez-vous souhaité faire un stage à l'étranger ?
Ayant beaucoup voyagé avec ma famille, j’ai développé très tôt une réelle ouverture sur le monde et un intérêt pour les expériences à l’étranger. Même si j’ai effectué la presque intégralité de mes études à Besançon, j’ai toujours eu l’ambition de construire une carrière à l’international. La Corée étant un pays qui me passionne depuis longtemps, j’ai saisi l’opportunité d’y effectuer un stage dès que l’on m’a confirmé que c’était réalisable.

Quel a été votre parcours auparavant ?
J’ai tout d’abord obtenu une licence en information et communication, au cours de laquelle j’ai eu l’opportunité d’effectuer un échange universitaire d’un an à Ewha Womans University, à Séoul. De retour à Besançon, j’ai poursuivi mon parcours avec un master manager d’affaires au sein d'ESTM Pigier. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai choisi de retourner à Séoul dans le cadre d’un PVT, afin d’acquérir une première expérience professionnelle dans ce pays. C’est suite à cette expérience que j’ai effectué mon stage.

Les démarches ont-elles été simples ?
Le stage m’a été proposé alors que je n’étais pas en recherche active. Lors de mon année de PVT à Séoul, je suis restée ouverte à de nombreuses opportunités et j’ai participé à beaucoup d’événements. J’ai notamment été bénévole lors du Seoul Africa Festival, pour la tenue d’un stand de marques de skincare coréennes (NDLR : skincare : soin de la peau). C’est à ce moment que j’ai rencontré ma maîtresse de stage, qui satisfaite de mon implication, m’a proposé de rejoindre son entreprise si je recherchais un stage. J’étais déjà informée de l’offre de Stages Monde, donc à mon retour en France tout s’est fait très vite, je crois que mon stage a été validé des deux côtés en moins de 2 mois et c’était parti !

En quoi consistait le stage ?
Mon stage s’est déroulé à Séoul du 10 mars au 8 août 2025 au sein d’une agence de marketing digital, à raison de 40 heures par semaine. L’agence collabore avec de nombreux acteurs du secteur esthétique, qu’il s’agisse de cliniques de chirurgie esthétique ou de marques de skincare coréennes. J’intervenais principalement sur la stratégie des réseaux sociaux de nos clients et j’ai pu développer de solides compétences en stratégie marketing, création de sites web et référencement. L’agence possède également une branche dédiée au tourisme médical. La mission est de mettre en relation des patients du monde entier avec des cliniques à Séoul, dans le but de leur apporter le meilleur service concernant le type de chirurgie ou de traitements pour la peau qu’ils souhaitent effectuer. J’ai participé activement à l’accompagnement des patients, en veillant à leur offrir un suivi personnalisé tout au long de leur voyage.

Comment avez-vous trouvez-vous la vie quotidienne en Corée ?
Séoul est une ville très agréable à vivre. Tout est très pratique, que ce soit pour les transports qui sont fiables et peu coûteux, ou les services du quotidien. On trouve toujours quelque chose à faire et la ville reste animée à toute heure. Cela n’était pas mon premier séjour en Corée donc j’avais déjà beaucoup de connaissance sur la culture locale, le coût de la vie et les démarches à effectuer. Je savais qu’il était possible de vivre avec la bourse de stage, en arrivant avec quelques économies et en se restreignant un peu tout de même. Il aurait cependant été plus confortable de pouvoir conserver l’allocation de retour à l’emploi, malheureusement limitée aux séjours en Europe ou au Canada. 
Le coût de la vie à Séoul reste globalement plus abordable que dans de nombreuses autres capitales européennes, surtout pour les transports, la restauration ou certaines activités culturelles. Le logement représente la dépense la plus importante. J’avais déjà loué un appartement dans le passé donc je connaissais les démarches et j’ai trouvé plus facilement un hébergement en négociant les termes du contrat (ce qui peut être compliqué car les locations sont d’un an ou 6 mois minimum en général). Avoir des connaissances en coréen permet de ne pas passer par les agences destinées aux étrangers, qui proposent en général des logements dans des quartiers plus chers. 

Que pensez-vous faire après ce stage ?
Mon entreprise d’accueil souhaiterait m’embaucher, mais elle ne dispose pas encore des prérequis nécessaires pour sponsoriser un visa de travail. Nous explorons donc d’autres solutions en attendant que cela devienne possible.
Parallèlement, je suis en recherche d’un emploi à Séoul et j’ai constaté que mon niveau de coréen restait encore un peu limité. Je réfléchis donc à suivre une formation intensive en université afin d’améliorer mes compétences linguistiques et d’augmenter mes chances sur le marché local. En même temps, je reste ouverte à d’autres opportunités à l’étranger, notamment via les offres de VIE/VIA proposés dans d’autres pays.

Recommandez-vous à d'autres jeunes de faire un stage à l'étranger ?
Cette expérience m’a beaucoup apporté, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. J’ai constaté une réelle montée en compétences et j’ai eu l’occasion de me former à de nombreux outils digitaux, ce qui me rend aujourd’hui beaucoup plus confiante à l’idée de poursuivre une carrière dans le marketing. Je m’estime aussi très chanceuse d’avoir noué des liens très forts avec mes collègues et d’avoir rencontré beaucoup de personnes influentes dans cette industrie (tout en bénéficiant également de nombreux traitements pour la peau ou produits gratuits, autre bel avantage !).
Je recommande vivement à tout étudiant ou jeune diplômé de partir à l’étranger. C’est une occasion unique de développer ses compétences, d’en apprendre plus sur soi et de grandir sur le plan personnel. Cela ouvre réellement des portes pour la suite !
En revanche, un point reste discutable : le montant de la bourse, qui, d’après ce que j’ai entendu, n’a pas évolué depuis des années alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter (1). De plus, le fait de ne pas pouvoir conserver l’allocation de retour à l’emploi hors Union européenne et Canada est regrettable. Selon moi, cela peut freiner de nombreux projets, alors même que partir hors Europe offre un dépaysement plus grand et une expérience encore plus enrichissante.
Parcours
Licence information communication, Université de Franche-Comté

Ewha Womans University, Séoul

ESTM Pigier

PVT Corée du sud

(1)
Le montant de la bourse Stages Monde a évolué depuis le 1er janvier 2026. Il s’échelonne désormais de 790 à 900 euros en fonction du pays d’accueil.

Stages Monde
Ce dispositif est piloté et financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté. Il permet aux jeunes diplômés et jeunes demandeurs d’emploi de moins de 31 ans de réaliser un stage professionnel (hors études), de 3 à 5 mois, dans le monde entier. Il prévoit notamment une convention de stage, une aide financière, des assurances rapatriement et responsabilité civile, un accompagnement et un suivi. Infos et candidatures : bourgognefranchecomte.fr, 0381616285 ou agitateursdemobilite.fr, 0381211606.

En savoir + : visionner le Live Info Jeunes spécial Stages Monde.

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