Le projet de Benjamin Kuba était de faire une année de césure, comme le font de nombreux allemands après le bac. L’effectuer en France n’était pas dans son optique. Il avait plutôt en tête l’Espagne ou le Brésil, mais aujourd’hui, il ne regrette pas d’être venu à Besançon. Il découvre la ville, le mode de vie, la langue en étant en volontariat service civique au Crous, un projet proposé par l’
Ofaj depuis une dizaine d’années.
« C’est mon père qui m’a parlé de cette possibilité explique le jeune homme de Darmstadt.
Au début, je ne voulais pas trop, mais après réflexion j’ai dit oui. Aller au Brésil coûtait un peu cher ». Arrivé en septembre, il a pu se familiariser avec le français pendant un mois au
Centre de linguistique appliquée. « Finalement je me sens bien ici. J’ai une chambre du Crous de 18 m², une indemnité de service civique suffisante pour vivre, je fais du basket, de la gym. Je m’entends bien avec mes collègues et l’ambiance sur le campus est cool, avec beaucoup de gens de différentes origines ». Au (Li)ve, lieu du Crous dédié aux étudiants, il retrouve trois autres jeunes, en job étudiant ou en service civique, pour former une équipe avec qui il a notamment pour rôle d’organiser des événements. Ils sont également présents pour aller à la rencontre des étudiants, voir ce dont ils ont besoin, les inciter à découvrir les activités du campus.
« Comme je suis d’origine à moitié nigériane, il y a beaucoup d’étudiants africains qui me sollicitent pour des renseignements ».
« A Besançon, nous avons un campus très international ajoute Clémence Gadriot, coordinatrice de la vie étudiante au Crous. P
our nous, répondre à l’appel à projets de l’Ofaj et accueillir des volontaires est logique. Cela nous permet de favoriser l’interculturalité dans nos services, d’avoir une vision différente de nos activités, de nous renouveler. C’est une chance ».
Avec son statut de volontaire, Benjamin a suivi une formation civique et citoyenne et une aux premiers secours (
« mais je l’ai déjà faite en Allemagne »). Il participe également aux 4 séminaires franco-allemands organisés par
l’Ofaj durant l’année. Une année bien remplie, en attendant de reprendre des études qu’il envisage dans le numérique. En attendant, à 4 h 30 en train de chez lui, il découvre la vie française.
« A Besançon, je trouve que les transports en commun sont très bien et surtout, les supermarchés ouvrent longtemps. En Allemagne, tout est fermé le dimanche. J’ai aussi envie de découvrir un peu la région, mais je préfère attendre le printemps et l’été ! ».
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