Chloé est française, Simon est allemand, elle est basée à Dijon, liui à Besançon et tous deux forment cette année le duo d’ambassadeurs de
l’Ofaj en Bourgogne-Franche-Comté. Deux parmi les 78 répartis dans les régions françaises et Länder allemands. Leur mission consistes à faire connaître l’Ofaj et surtout les moyens de découvertes mutuelles des deux pays. La principale raison d’être de l’Office franco-allemand pour la jeunesse est de
« favoriser les échanges entre jeunes de France et d’Allemagne ». « Ambassadeur de l’Ofaj, ça veut dire participer à 4 séminaires au cours de l’année et mener des actions de promotion en créant ou participant à au moins 5 événements ». Par exemple, en janvier, ils participent à la soirée (Re)découvrir l’Allemagne à la Maison de Rhénanie-Palatinat (le 22) et présentent l’Allemagne de manière ludique et interactive à des lycéens de Lons-le-Saunier, à l’aide de valises d’objets (le 23).
« On fait ça chaque année, à l’occasion de la journée franco-allemande. L’an dernier, c’était à Mâcon ».
Tous deux ont inscrit la participation à l’Ofaj au coeur de leur parcours. Pour Simon, c’est dans le cadre d’une année de césure qu’il passe en volontariat culturel à la Maison de l’Europe, à Besançon. A 18 ans, comme beaucoup d’Allemands, le jeune homme de Bielefeld a choisi cette option après le bac, avant de commencer des études supérieures.
« Ça nous permet de voir le monde du travail dans un autre pays, de s'améliorer dans une langue étrangère » dit-il dans un très bon français appris pendant 7 ans à l’école. Chloé, elle, vient de Lorient, a passé l’Abibac (1), puis s’est lancée dans un cursus intégré franco-allemand en géographie entre Dijon et Mayence.
« J’ai fait mon premier échange scolaire à 10 ans, à Ludwigshafen. Le pays, les gens m’ont plu. J’ai choisi l’allemand au collège pour continuer à être en ralation avec mes amis. De fil en aiguille, je suis allé jusqu’à l’Abibac et ensuite, comme j’avais le choix grâce à l’Abitur (NDR le bac allemand)
, je me suis dit autant faire des études en Allemagne ». Elle a entendu parler des ambassadeurs Ofaj lorsqu’elle était à Mayence et s’est inscrite pour contribuer à faire connaître les différents programmes.
« Moi-même j’ai fait un échange Brigitte Sauzay(2).
Tous les ans, je retourne dans mon collège et mon lycée pour contribuer à faire connaître les études en Allemagne, parce que ce n’est pas vraiment mis en avant en Bretagne. Etre ambassadrice Ofaj s’inscrit dans cette logique. C’est ma 2e année et je pense poursuivre. Je me dis que ça a un impact, que les jeunes ne connaissent pas forcément les opportunités ». Pour Simon, c’est un engagement, celui de
« contribuer activement à l’amitié franco-allemande ». Lui aussi pense prolonger cette mission.
« J’aime l’idée de faire des projets avec d’autres jeunes et en plus, on apprend beaucoup ». Avoir des idées, mettre en place des projets, constituer un réseau, être en contact avec le public et avec des professionnels : l’expérience d’ambassadeurs leur est profitable à titre personnel.
« C’est bien pour le CV, mais il y a aussi les souvenirs, les amitiés, les moments de partage lors des séminaires, l’ouverture d’esprit » retient Simon.
S.P.
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