Depuis cette rentrée, les étudiants dijonnais ont leur magazine : un bimestriel de 40 pages sur papier glacé distribué gratuitement sur le campus, également accessible via
Instagram. Quatre numéros sont déjà parus. Ils abordent les aspects pratiques de la vie étudiante, proposent une dizaine de pages culture et se font l’écho de l’expression étudiante.
Derrière le projet, 4 étudiants en première année de
master journalisme : Lukas Doutaud, rédacteur en chef et Octavine Brobbel-Dorsman, Louis Colin, Clarisse Galeron, tous trois adjoints.
« On s’est lancé dans ce projet en février dernier raconte Lukas.
Il se trouve que la Febia (1), avait déjà l’ambition de créer un magazine papier. Les deux idées se sont rejointes, la Febia nous soutient et édite le magazine. Au départ, on a repris le compte Instagram en publiant des petites vidéos sur des événements à Dijon ».
Quand Lukas a proposé l’idée d’un journal, tous 3 ont adhéré. Venant de différents endroits de la région (Dijon, Auxonne, Arbois, Cluny), ils se sont rencontrés pour leurs études et sur quelques valeurs communes.
« Quand on a lancé le journal relate Clarisse,
on s’est vite mis d’accord sur certains aspects comme l’écologie, l’écriture inclusive ou encore le tutoiement, la nécessité de faire des phrases correctes ».
Créer un magazine papier demande du temps et du travail. Entre mai et août, avec l’aide de Flora Tari, alors en service civique, ils ont passé une bonne partie de leurs disponibilités à élaborer une maquette, à réfléchir à la ligne éditoriale, à recruter une graphiste professionnelle et des étudiants bénévoles.
« Une vingtaine ont répondu présent. On s’appuie beaucoup sur eux. D’ailleurs aujourd’hui, notre part concerne bien plus la gestion des bénévoles, les échanges avec la graphiste, la relecture que la rédaction elle-même, dans laquelle notre investissement n’est pas énorme. On laisse beaucoup de place aux discussions, chacun peut donner sa voix. Parfois ça peut être long, mais on arrive toujours à une vision commune ». Depuis mi-octobre, ils sont également aidés par un service civique, Alix Molinet.
Le journal n’est pas leur seul média car ils poursuivent les vidéos et tiennent une émission sur Radio Dijon Campus (
Campus Midi Etudiant). Chaque conférence de rédaction du lundi est consacrée aux 3 outils.
Tous quatre se retrouvent dans une prédilection pour l’audiovisuel. La réalisation d’un magazine papier change-t-elle leur perspective ?
« Non, répondent-ils.
C’est un bel objet, on aime bien le faire et on écrit de manière libre. Mais dans le monde général de la presse, ça ne nous tente pas tant que ça pour l’instant ». Mais si La Voix des étudiant.e.s leur apprend une chose, c’est leur capacité à travailler ensemble.
« On discute beaucoup, sans conflit car on s’entend très bien. C’est très constructif. Après le master, on veut travailler, mais si on pouvait continuer ensemble, ce serait top ».
S.P.
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