A 25 ans, Anaïs Kromicheff a déjà bien utilisé les dispositifs de mobilité internationale. Ils lui ont permis d’assouvir sa passion pour les voyages et les découvertes. De retour d’un séjour
Erasmus + Salto, à Pafos (Chypre), autour de la photographie, elle pense déjà à repartir.
« Je me retiens de ne pas prendre un billet pour l’Arménie. Je suis tombée amoureuse de ce pays ! » Elle a connu ce pays en intégrant le corps européen de solidarité, qui lui a donné l’occasion d’être volontaire 3 mois en Arménie puis 1 mois en Croatie.
« J’ai travaillé pour la fédération Léo Lagrange comme accompagnatrice de projets jeunes, avec un gros prisme international, relate la jeune femme originaire de Puits, en Côte d’Or.
C’est comme ça que je connaissais les dispositifs, que je voyais des offres alléchantes ».
Cette année, de mai à juillet, elle a bénéficié de Stages Monde dans le cadre d’une expérience professionnelle à la Maison de Bourgogne-Franche-Comté, à Mayence.
« J’y ai participé à l’organisation d’un festival de courts métrages francophones ». L’occasion pour elle de retrouver une autre de ses passions, celle du cinéma, qui l’a menée à une licence d’études cinématographiques à Strasbourg. Alliant voyage et audiovisuel, elle a réalisé un documentaire sur le vin en se rendant en Allemagne, en Géorgie, en Turquie, en France (
Ma route des vins).
« Je voulais être réalisatrice, mais désormais je m’oriente plutôt vers la photo. Je pense créer une micro-entreprise, peut-être pour faire de l’éducation à l’image ».
Pendant son stage, elle a participé à tous les aspects d’une manifestation culturelle.
« Il y avait la programmation, mais aussi des événements autour tels que des ateliers pour scolaires, le contact avec les réalisateurs, l’accueil. J’ai même fait du sous-titrage de films. On était une petite équipe, donc j’étais à plein temps sur le festival. Je suis très contente de ce stage. Le lieu, l’équipe, tout était bien. Je pense y avoir gagné des compétences et de la rigueur ». Un bilan d’autant plus positif qu’elle a pu mieux découvrir l’Allemagne.
« Je connaissais déjà Mayence, mais j’apprécie encore plus cette ville. Il y a toujours de l’animation, des événements et pas mal d’activités gratuites. J’ai pu aussi aller à Berlin, même si j’ai dû prendre 12 trains. Mais il y a un système de tickets avantageux en Allemagne : on paie environ 50 euros pour un Deutschland-ticket qui permet d’avoir accès à un grand nombre de transports en commun pendant un mois. »
La vie en Allemagne est plutôt chère, notamment dans le domaine du logement, pour lequel elle a dû ajouter un peu d’économies à la bourse Stages Monde. Autre inconvénient, plus anecdotique,
« le dimanche, tout est fermé, ce n’est pas négociable ! Il faut prévoir ses courses ». Voyager permet aussi de contredire les clichés.
« La ponctualité allemande, c’est un mythe rit-elle. Là-bas, il y a un proverbe qui dit " si tu rates le train de 7 h 30, tu peux toujours avoir celui de 6 h 30 ! " »
S.P.
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