Ce n’est pas leur première au Fica. Louison et Joakim côtoient les salles obscures du festival haut-saônois depuis l’école primaire. L’année dernière, les deux cinéphiles étaient membres du Jury Jeune, une expérience qui leur a donné envie d’aller plus loin.
En tant que coprésidents du Jury Jeune, Joakim et Louison ont plusieurs missions. « C’est en deux temps. Avant l'événement, on fait de la communication, on va voir nos camarades pour les inciter à participer au Fica, on représente le festival », explique Joakim. Au moment du festival, place au visionnage. Le duo va assister à toutes les séances de la compétition documentaire, ainsi qu’aux cérémonies d’ouverture et de clôture. L’occasion pour Louison de « faire partie de la famille Fica ». Pour ce dernier, l’expérience de jury est pleine de surprises. « On découvre les films, on a des a priori, parfois de l’excitation. Puis, petit à petit, on analyse, on est parfois surpris ou déçus. Plein de sentiments se mêlent. »
Juger des films documentaires est pour le duo un exercice stimulant. « On a beaucoup d’a priori sur ce format, donc c’est d’emblée un peu moins attractif pour les jeunes. Mais j’ai découvert grâce au Fica que les formes du documentaire étaient multiples », souligne Joakim. « Ce sont des œuvres qu’il faut prendre le temps d’apprécier et de décortiquer. Un documentaire a autant d’importance qu’un film de fiction », selon Louison. L’an dernier, le film Bittersweet Honey, du réalisateur birman Freddy Aung, a remporté le prix du Jury Jeune.
Membres actifs du club cinéma de leur lycée, Joakim et Louison construisent pas à pas leur cinéphilie. Une « passion dévorante » pour Louison, qui s’intéresse aujourd’hui à tous les cinémas. « Je ne connaissais pas vraiment les films asiatiques avant de participer au festival. Le Fica a été une ouverture sur le cinéma d’Asie », explique-t-il.
« Le festival nous permet de voir des films sur des sujets qui sont souvent passés sous la table dans nos sociétés européennes. Grâce au Fica, on découvre des nouvelles cultures », note Joakim. Avec une programmation éclectique, de la Birmanie à la Chine, en passant par le Japon, le Fica est le plus vieux des festivals européens uniquement consacrés à l'Asie.
Sophie Jacquier
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