Une dernière année en junior réussie : en 2025, Roméo-César Fadda-Sauvageot a obtenu 2 titres de champion de France (50 et 100 m dos), une 6e place aux championnats d’Europe (100 m dos) et la 10e place des demi-finales du championnat du monde (50 m dos). A cela, il ajoute une médaille d’argent au championnat d’Europe avec ses collègues de l’Equipe de France (4 x 100 nage libre). Des résultats qui confirme sa spécialité d’excellence, le dos.
« De base, c’était plutôt le crawl. Petit à petit, j’ai essayé le dos et comme ça se passait bien, j’ai poursuivi » dit-il. Aujourd’hui en catégorie relève, au moment d’aborder une nouvelle étape importante dans sa carrière, il est conscient de sa marge de progression :
« Mon coach me conseille de m’améliorer sur les coulées. Je mets aussi beaucoup de fréquence. Il me dit de baisser et de mettre plus de force dans l’eau. J’ai une technique de nage qui n’est pas parfaite ».
Comme tout sportif de niveau international, il rêve de JO,
« 2028 ou 2032 ». Mais il évolue dans un sport où les Français performent, où les places sont chères.
« C’est vrai qu’en changeant de catégorie, le niveau diffère. Il va falloir travailler plus ». Pour cela, il peut compter sur Fabrice Pellerin, son coach à l’
Olympic Nice Natation, qui est déjà derrière 9 médailles olympiques. C’est pour rejoindre un collectif performant que le natif de Besançon est parti à Nice.
« J’ai fait 10 ans à l’Alliance Natation Besançon, puis 1 an à Chalon-sur-Saône pour franchir un palier. Nice, c’est encore un autre niveau ».
« A l'entraînement, on passe aussi de bons moments »
Roméo-César passe une vingtaine d’heures par semaine dans l’eau, plus 3 h de muscu. Il est dans le bassin tous les jours sauf dimanches. De l’extérieur, la répétition des entraînements de natation peuvent paraître fastidieux.
« Il y a de la répétition, un côté rébarbatif, mais j’ai toujours aimé nagé. Depuis que ma mère m’a emmené aux bébés nageurs à 3 ans, je n’ai jamais arrêté ! A Nice, on a un bon groupe et c’est toujours cool de s’entraîner avec des gens qu’on apprécie. On fait des efforts, mais on n’est pas tout seul. Et puis Fabrice Pellerin est très exigeant, rigoureux, dur dans ce qu’il nous demande, mais on passe aussi de bons moments, on rigole et il n’est pas dernier. Surtout, ce qui est bien avec lui, c’est qu’on n’a jamais les mêmes entraînements. »
Cela ne lui laisse pas beaucoup de temps pour le ski alpin, l’autre sport qu’il adore (
« mais j’évite d’en faire trop »), d’autant qu’il est également étudiant en licence polytechnique.
« Je n’ai pas encore d’idée d’avenir précise, peut-être kiné » ajoute-t-il.
A court terme, il veut d’abord se faire un place parmi les meilleurs nageurs français de 18 – 21 ans et pense aux championnats de France élite en juin. Parmi ses atouts, sa motivation et son sens du dépassement.
« Je pense être compétiteur de base. Dès que j’ai commencé à faire des compétitions avec l’ANB à Besançon, ça m’a plu et j’ai eu des résultats.» Et surtout, ses parents, toujours bisontins.
« J’ai vraiment la chance d’avoir des parents qui sont derrière moi. Ce sont me premiers supporters et ils font tout pour m’aider à faire ce que j’aime ».
Stéphane Paris
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