mai 2019

Laura Ruiz, 17 ans et des rêves de médaille olympique

Née à Dijon, elle a grandi à Saint-Jean-de-Losne et à Decize. Sacrée championne d’Europe junior et championne du Monde junior en canoë biplace, elle s’entraîne désormais au Pôle France de Nancy.
Photo Aït Belkacem

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On ne le devine pas à la vue de son aisance sur l’eau ou de son palmarès. Mais la première fois que Laura Ruiz est montée dans un canoë, c’était il y a seulement 4 ans, sur la Saône. «C’était un gros bateau à fond plat, pour gagner en stabilité. Je n’allais pas bien droit, je tournais en rond et je n’arrivais pas toujours à bien diriger le bateau. J’ai pris quelques bains», sourit-elle. Très vite, elle y prend goût et vise la compétition, en course en ligne. «Mon papa, Santi Ruiz, était entraîneur du club de Saint-Jean-de-Losne, explique la jeune fille. Il m’a formée, sans me mettre la pression. Il a cru en moi quand parfois je baissais les bras.»
A peine un an après ses débuts, à 13 ans, elle est sacrée championne de France minime en C2 (canoë biplace) sur 500 mètres. «Je ne m’y attendais pas, ça m'a motivée pour la suite», raconte la céiste. A mesure que ses ambitions grandissent, son emploi du temps se charge. En classe de 1re, elle s’entraîne après les cours, 5 fois par semaine. Elle est toujours coachée par son père, désormais entraîneur au club de canoë-kayak de Decize-St Léger-des-Vignes. Sa distance de prédilection ? Le 200 mètres. Son point faible ? «Je suis habituée à naviguer sur des eaux plates. Je suis vite déstabilisée par la météo, quand il y a du vent, de la pluie, des vagues.»

   Les JO en perspective

L’adolescente enchaîne les compétitions, en monoplace et en biplace. Depuis un an, elle fait équipe avec Flore Caupain, de Saint-Laurent-Blangy (Pas-de-Calais). «On s'est connues par le biais de l'équipe de France. On s'entraînait ensemble quand on était en stage, pendant les vacances scolaires.» Sur l’eau comme sur la terre, les deux jeunes filles sont complices. «En équipage, si on a un coup de mou au moral, la coéquipière est là. On se complète. Pour l’autre, on se bagarre plus, on abandonne moins vite.»
En juillet dernier, elles montent sur la première marche du podium au championnat d’Europe junior en C2, sur 500 m. Un mois après, la paire décroche le titre de championnes du monde junior en C2 200 mètres. Des victoires qui motivent Laura. «Quand j'ai commencé le canoë, ça ne m'avait pas traversé l'esprit d'aller un jour aux Jeux olympiques. Depuis qu'on est championnes du monde, on se dit que, peut-être, on pourrait le faire…». D’autant que la discipline fera son entrée chez les femmes aux JO de Tokyo en 2020, en monoplace sur 200 m et en biplace sur 500 m.

   Une carrière dans le canoë

Pour continuer sur sa lancée, la jeune fille a quitté sa Bourgogne natale pour intégrer le pôle France, à Nancy. Au quotidien, être championne demande quelques sacrifices. «Je ne fais pas autant de choses que les jeunes de mon âge. On n'a pas la même vie, on ne mange pas de la même façon, le sommeil est important... Je ne sors pas en boîte, par exemple.» Au sein du pôle France, elle se sent dans son élément. «Ici, on a quasiment tous les même objectifs», se réjouit-elle.
Elle bénéficie d’un aménagement scolaire pour passer son bac en deux ans. Elle s’entraîne désormais deux fois par jour. «On fait du ski de fond et de l’athlétisme pour acquérir de l'endurance, du vélo et de la natation pour travailler le coeur et la respiration, de la boxe pour la réactivité, de l’escalade pour essayer de se dépasser et avoir confiance…», détaille-t-elle. Là-bas, elle est entraînée par son oncle, José Ruiz.
Elle souhaite, après les compétitions, devenir conseillère technique à la fédération française, et entraîner de futurs athlètes. «J'aimerais un jour retransmettre ce qu'on m'a appris. On a de l'émotion en tant qu'athlète quand on a gagné, mais on en a aussi quand une personne gagne et qu’on l’a entraînée.»

Chloé Marriault
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