mai 2021

« Etre élue pour changer les choses »

Sadia Gharet, 27 ans, est adjointe à la maire de Besançon, en charge des relations internationales, de l’Europe, de la coopération décentralisée.
Photo Laurent Cheviet

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Quand, comment et pourquoi avez-vous eu envie de vous impliquer dans la vie politique ?
Je viens d’une fratrie de 8 enfants dont une grande sœur qui m’a un peu élevée. Elle m’emmenait aux manifs. J’ai commencé à devenir militante quand j’étais en seconde, lors du mouvement contre la réforme des retraites en 2011. J’ai commencé par aller coller des affiches. Mais c’est vraiment lors des dernières élections européennes que j’ai commencé à me dire que si on veut changer les choses, il faut des gens volontaires et dynamiques qui s’impliquent. Quand on m’a proposé d’être sur la liste aux municipales, j’ai accepté.

Etre jeune est-il un handicap ?
Avec des convictions, être jeune n’est pas un handicap. C’est même une force, je pense. On apporte un dynamisme nouveau par rapport à ceux qui sont ancrés dans la vie politique.

Comment voyez-vous votre rôle d’élue ?
Comme un moyen de changer les choses, ce qui commence par le concret et le terrain, au niveau local. Etre élue permet d’agir et de mieux comprendre comment fonctionnent les choses.

Quelles sont vos principales tâches ? Quel temps y consacrez-vous ?
J’ai un « petit » service et ça se passe bien, mais j’ai quand même quitté mon travail car j’étais tiraillée entre le boulot et la charge d’ajointe, avec parfois des rendez-vous qui « s’entrechoquaient » ! Je suis à la recherche d’un mi-temps, je pense que c’est l’idéal pour être efficace, sinon on fait les choses à moitié. Le temps passé varie selon les périodes. La semaine dernière était légère, j’ai peut-être fait une douzaine d’heures. Mais cette semaine, je n’arrête pas, avec des réunions en visio tous les soirs. En raison de ma charge, je suis aux conseils d’administration de la Maison de l’Europe et de Bourgogne-Franche-Comté International. L’ensemble occasionne pas mal de réunions avec des organismes autour de l’international, mais c’est une chance car si on veut faire fonctionner les relations internationales, il faut des associations dynamiques et motivées et je m’aperçois que c’est le cas à Besançon. En plus des dossiers de mon service, je participe à plusieurs commissions municipales et je fais partie du syndicat mixte du Scot de l’agglomération (1) et du comité de suivi de la Ville amie des enfants. Cela implique beaucoup de réunions.

Après presque un an d’exercice, est-ce que cela correspond à ce que vous imaginiez ? Avez-vous eu des surprises, des déceptions ?
Je me suis inscrite sur la liste par conviction mais je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’ai découvert toutes les tâches en prenant mes fonctions. Ce qui peut me décevoir, c’est une certaine lourdeur, le fait que tout ne va pas aussi vite qu’on peut l’espérer. A l’opposé, je suis agréablement surprise de voir que Besançon a autant de liens internationaux.

Ces fonctions vous plaisent-elles ?
Après presque un an, je peux dire que ça me plaît. J’ai pris le rythme, je suis très attachée à mes délégations et je fais du mieux que je peux pour tenir mon rôle d’élue. Cela a mis un peu de temps parce qu’il faut faire sa place dans la vie politique et comprendre comment elle fonctionne.

Recueilli par Stéphane Paris
(1)
Schéma de cohérence territoriale (SCoT), outil de conception et de mise en œuvre d'une planification stratégique intercommunale en matière d’urbanisme

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