novembre 2017

Aucun plan sur la comète

Un album, une trentaine de concerts : pendant 2 ans, Tom et Vince, deux jeunes hauts-saônois ont porté intensément leur projet Black Bottle. Sans autre ambition que créer et jouer leur musique.
Photo Laurent Cheviet

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Black Bottle correspond à une certaine image du rock : une connivence immédiate autour d’une musique, un premier album brillant de 9 titres enregistrés, semble-t-il, avec une certaine facilité et en toute décontraction, des concerts parfois agités, parfois approximatifs, un début de réputation locale un peu sulfureuse. Et au bout du compte, un clap de fin annoncé début novembre pour cause d’entrées dans la vie active. Après 2 années menées à fond de train. Short, sharp, rock’n’roll.
Tom, 20 ans et Vince, 21 ans, ne se prennent pas la tête. Ils aiment faire de la musique et la faire partager. «On a fait ça par plaisir. En 2 ans, on a fait une trentaine de concerts, on ne s’attendait pas à en faire autant». Le Clap les a aidés à publier un album, "Shake it like your mother", dans la lignée de duos rock récents type Black Keys. Efficace et sans fioritures. «On avait envie de se tester sur un premier album en faisant tout rapidement et par nous-mêmes, pochette comprise, façon garage. Ensuite, on a évolué vers quelque chose de plus stoner, plus violent».
Une évolution qui est passée par la basse, que Vince s’est mis à utiliser beaucoup plus que la guitare, et des morceaux plus longs, au son plus dense. «On avait trouvé un peu notre patte» pensent-ils.
Venant du nord de la Haute-Saône (Le Ruisseaux des Ecrevisses, près de Bouligney, près de St-Loup-sur Semouse), ils se sont rencontrés à l’internat du lycée Viette, à Montbéliard. L’entente musicale entre un batteur (Tom) et un batteur passé guitariste (Vince) a été immédiate. «On s’entend bien, on appréhende la musique de la même manière et il y a une osmose quand on joue. On n’a jamais réellement eu besoin de bosser les compos. En concert, il nous arrivait de jouer un même morceau de différentes façons». Une entente qui leur a permis d’aller vite, créant une quarantaine de compos, en anglais «parce que ça permet de ne pas être bloqué car les gens font moins attention aux paroles». Heureux d’avoir été sélectionnés pour la soirée jeunes talents 2017, ils n’en tiraient aucun plan : «notre délire c’est de s’éclater et de permettre aux gens de s’éclater. Si on continue, tant mieux, sinon ce n’est pas grave». Finalement, "Jeunes talents" a été leur dernier concert. Dont acte.

S.P.

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