juin 2022

« Si on n’est pas mobilisé à 100 %, on n’est pas performant ! »

Multiple champion de France du 1500 m et également très compétitif sur 800m et en cross, le Dijonnais Alexis Miellet se confie pour à un peu plus de 2 ans des JO de Paris 2024.
Photo Vincent Arbelet

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Quand et dans quelles circonstances avez-vous débuté l'athlétisme ?
Mes parents étaient athlètes donc j’ai toujours été dans ce milieu. Plus jeune, je faisais du foot et en 2011, sans entraînement, j’ai terminé 7e des championnats de France UNSS de cross. J’ai donc décidé de me lancer à 100 % dans ce sport. J’avais 16 ans.

Pourquoi le demi-fond ?
C’est la discipline pour laquelle j’ai le plus de qualités, tout simplement !

Quelles sont les valeurs qui vous plaisent dans cette discipline ?
Le respect et le partage sont des valeurs importantes pour moi. Et aussi le dépassement de soi. On veut toujours améliorer nos records, et derrière une performance, il y a beaucoup de travail et de souffrance. En athlé, on ne peut pas tricher, on est chronométré constamment et le chronomètre ne ment pas.

La part du mental est donc primordiale ?
Oui. Dans un sport individuel, on ne peut pas se reposer sur quelqu’un d’autre. Donc si on n’est pas mobilisé à 100 %, on nest pas performant.

Pouvez-vous parler de votre quotidien ?
Je voudrais déjà dire que j’ai la chance d’être entraîné par Rémy Geoffroy, qui a été sélectionné olympique sur 1500 m en 88 à Séoul. Il s’occupe de moi bénévolement depuis mes débuts. Sans lui, je n’aurais sans doute jamais atteint ce niveau ! Je m’entraîne 9 ou 10 fois par semaine et ça peut descendre à 7 en période de compétition. Lors des stages de préparation, ça monte à 12 ou 13. Les séances sont très variées, avec des footings basiques de 40 ou 50 minutes, des sorties longues de 20 km, des séances spécifiques, de la musculation… À côté de ça, je vois un kiné entre 2 et 4 fois par semaine, je pratique régulièrement la cryothérapie et chez moi j’utilise des bottes de préssothérapie (1) pour optimiser la récupération.

Avez-vous un modèle ou une idole de jeunesse ?
Je n’ai pas vraiment d’idole. Mais quand j’ai débuté l’athlétisme, le leader du 1500 m français était Florian Carvalho. J’ai toujours été inspiré par son parcours car au-delà de ses performances, c’est un athlète exemplaire. Il a cette polyvalence qui lui permet aujourd’hui de courir le marathon en moins de 2h10 ! Je me reconnais un peu dans son profil.

Quelle est votre préférence ? Le 800 m, le 1500 m, le cross ?
Je pratique prioritairement le 1500 m mais j’ai la chance d’être polyvalent, du 800 m jusqu’au 10 km. Je prends du plaisir sur chaque distance. Le 1500 m, c’est la distance qui m’a tout de suite attiré en cadet parce qu’il y a un côté tactique en championnat qui n’existe sur aucune autre distance. Le 800 m, je le prends plus comme un jeu. Et le cross, ça n’est pas souvent une partie de plaisir pour moi, je le pratique plutôt par défaut mais c’est une discipline qui nécessite de constamment s’adapter.

Pratiquez-vous d’autres sports ?
Non, ce n’est malheureusement pas compatible avec une carrière de haut niveau.

Vous n’avez que 27 ans, mais envisagez-vous déjà votre après-carrière ?
J’ai une licence entraînement sportif obtenue à Dijon. J’aimerais passer le professorat de sport et, pourquoi pas, intégrer la fédération en tant qu’entraîneur... Je suis actuellement militaire au bataillon de Joinville et j’ai aussi la possibilité de me reconvertir dans l’armée après ma carrière. Je ne ferme aucune porte.

Quel est votre meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir, même si c’est difficile de n’en dégager qu’un seul, c’est sûrement ma médaille d’argent au championnat du monde militaire. Au-delà de la médaille, c’est ce championnat en lui-même qui était incroyable.

Et le pire ?
Je dirais les championnats d’Europe junior de cross en 2014. Je termine 24e, loin de mes espérances.

Les Jeux Olympiques de Paris 2024, le grand rendez-vous à venir, approchent. Comment appréhendez-vous cet événement ?
Les JO de Paris constituent bien sûr un objectif important dans ma carrière. C’est pour le moment à la fois loin et proche : en deux ans, beaucoup de choses vont se passer. Mais en même temps, dès l’année prochaine, les sélections seront lancées. J’ai hâte que ça commence !

Recueilli par Christophe Bidal
(1)
Bottes de compression conçues pour améliorer la circulation sanguine dans les jambes, en permettant d’évacuer les lactates et toxines.

Palmarès
Alexis Miellet, né le 5 mai 1995 à Dijon
Champion de France du 1500 m en 2018, 2019 et 2020
Vice-champion de France du cross court en 2019 et 2021
Champion de France du cross court en 2022

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