février 2023

La peinture comme cartographie onirique

Un grand-père sculpteur, une grand-mère peintre, une mère prof d’arts plastiques : Basile Lacroix-Boettcher a baigné dans une famille tournée vers l’art. A 23 ans, le Bisontin se lance à son tour, en autodidacte.
Photo Léa Raguenet

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Peux-tu présenter ta démarche artistique ?
J'ai expérimenté de nombreuses pratiques et je ne me suis pas limité à un seul média, mais c'est la peinture à l'huile qui m'a correspondu. La musique a également été mon terrain d'expérimentation. Le cinéma aussi, ça fait partie de ma recherche picturale. Tout ça c'est la même dimension, que j'exprime avec des outils différents. Tous ces supports me permettent de créer un univers complet, une immersion multisensorielle.

Si tu devais décrire ton style en une phrase ?
Des textures organiques, des personnages humanoïdes et des couleurs.

Quelles sont tes inspirations ?
Pour la peinture je dirais déjà Giger, pour moi il a réussi à créer une dimension complète, il y a une cohérence dans tous ses tableaux, ce côté organique, sexuel et mécanique. Cette capacité de sublimer le côté reproducteur et mécanique de l'humain. Ensuite, Beksinski, pour les textures et sa capacité à peindre des images d'un autre monde.

Quand est-ce que tu t'es mis sérieusement à la peinture ?
Avant de peindre j'exerçais ma patience artistique en dessinant des personnages de manière très détaillée sur des format A3, au crayon de papier. Il y a deux ans j'ai commencé à peindre. Au début je peignais àl'acrylique. Ensuite je me suis tourné vers la peinture à l'huile. La technique est plus intéressante. Toutes mes inspirations peignaient à l'huile, notamment Beksinski. En général j'apprécie les grands formats pour avoir plus de place pour composer mes scènes.

Peux-tu décrire la mise en condition nécessaire à ta peinture ?
En peignant j'écoute de la musique. J'ai besoin de me couper de la réalité. Souvent de la musique atmosphérique qui laisse de la place à mon imagination et me permet de me concentrer pleinement.

Qu'est-ce que tes œuvres représentent ?
Je les ressens comme un portail vers une autre réalité, chacun peut les interpréter et les vivre comme il l'entend. En exprimant ce qu'il y a de plus enfoui en moi, je souhaite créer des expériences multiples, des sensations qui échappent au quotidien. C'est une cartographie onirique. Pour moi c'est une fonction de l'art que je trouve pertinente, au-delà de l'industrie du divertissement et de la répétition des mêmes schémas. Je préfère créer une mise en scène, imaginer en peignant plutôt que de représenter le monde tel qu'il est.

Recueilli par Nasser Ferchichi
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