juin 2017

Pihpoh propage son flow dans votre salon

Rencontre avec l’artiste lors de son concert privé produit par Off by V2C dans un appartement de Belfort, ville où tout a commencé.
Photo Vincent Desailly

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Assis confortablement, debouts prêts à "s’ambiancer" ou accoudés au bar, ils étaient 40 réunis ce dimanche 14 mai pour assister à une représentation intimiste de Pihpoh. Seuls, entre amis ou en famille. Fans ou simples mélomanes. Le principe de la soirée est simple et original : chaque deuxième dimanche du mois, un concert est proposé dans un lieu différent et atypique. Pour leur première édition des concerts privés du dimanche dénommés Off (1), c’est tout naturellement que Jérémy, Audrey et Marie de l’agence évènementielle V2C ont convié l’enfant du pays, Pihpoh. Le propriétaire des lieux qui «trouve le principe sympa» les a chaleureusement accueillis.

   Un artiste made in Belfort

Pihpoh c’est la musique hip-hop incarnée par Pierre Enderlen, chanteur-compositeur. Désormais, il est accompagné de Pierre Michelet et Arnaud Krivaneck, musiciens-compositeurs. Ce qui les a réunis ? Leur amitié, leur amour pour la musique et le Générik festival de Colombie en 2012. Puis, la scène de la Plage des Eurockéennes de Belfort est venue confirmer leur collaboration en 2013.
Trois années et quelques EPs plus tard, le troisième album de PIHPOH émerge dans le monde musical du hip-hop et des chansons urbaines. Naviguant entre la recherche de son univers et le désir de transmettre des émotions, l’artiste a pris le temps d’écrire et de composer cet album en plusieurs étapes, «par vagues». Ce titre est alors apparu comme une évidence. Il puise son inspiration au gré «des rencontres, des galères et des réussites».
Pihpoh maîtrise les mots et les fait jouer. Les métaphores sont ses alliées. Il conseille aux passionnés du genre de ne pas se fier à leurs premiers instincts. Mais la force de ses paroles, et l’artiste y tient, c’est qu’elles sont à la fois accessibles par tous et assimilables aux histoires de chacun.
"Mademoiselle", "Demain" ou encore "Laisse-moi", morceaux qui figurent sur cet album, et des exclusivités comme "Petite parisienne" ont entre autre pu être appréciés par les privilégiés de Belfort qui ne sont pas restés de marbre face à l’artiste et ses compères. Et pour cause, la plume de Pihpoh et les doigts affûtés de ses musiciens ont été portés par leur énergie et leur proximité. Jusqu’aux derniers instants l’artiste a pris plaisir à échanger avec ses fans de premières (et dernières) heures.

   Les concerts privés,
   une recette qui fonctionne


Pihpoh n’en est pas à son coup d’essai comme l’atteste son nouveau concept "J’irai chanter chez vous" (JCCV). Ou comment un aller-retour bredouille d’Est en Ouest de la France pendant le mois de février, suite à un concert annulé, a été l’occasion de s’inviter au hasard chez des inconnus pour leur jouer quelques titres. Deux-trois manipulations vidéos plus tard par le réalisateur Célestin Soum et le projet JCCV a pris forme. Il n’a pas tardé à se répandre sur les réseaux sociaux, avec plus de 100 000 vues facebook pour le premier épisode.
A ceux qui pensent que l’exercice est plus facile face à un petit comité, qu’ils se détrompent. Pour Pihpoh «c’est mille fois plus stressant» mais c’est également ce qui le «booste». Plaire à ses proches, dynamiser un groupe restreint, tout comme gagner le cœur du public d’une première partie est pour lui «un gros challenge».
Et le plus étonnant, dit-il, c’est que plus il ouvre un concert détaché du hip-hop et plus ça prend. Tel a été le cas dernièrement pour les dates de Claudio Capéo (chanson française) et Deluxe (electro-pop) où le public a été plus réceptif que jamais.

   Et après ?

Assoiffé de nouveauté l’artiste a déjà entamé son nouveau pari, conquérir les métros parisiens. Et pour cela, suite à une audition devant le jury de la RATP, il a obtenu le badge des musiciens du métro, sorte de laissez-passer  pour se produire dans les souterrains de la capitale.
Et pour que le rêve musical de Pihpoh perdure, souhaitons-lui de continuer à composer, trouver l’inspiration, casser les barrières du hip-hop et accomplir ses prochains projets. Sans oublier l’essentiel qui reste pour lui de «vouloir continuer à faire ça».

Mona Bouneb

(1)
Jour de repos des artistes

En concert prochainement

Du 21 au 24 juin au festival les Invités de Villeurbanne
Le 28 juillet au festival de la Paille
Le 29 juillet à l'Estival Open air d'Estavayer-le-Lac (CH)
Le 4 août à Scène d'été, Lons-le-Saunier

En savoir plus
Pihpoh

Off by V2C

"J'irai chanter chez vous"




Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Des mentions au concours de piano d'Epinal


mai 2022
Des élèves bisontins de Christine Lambert ont participé au programme piano du concours artistique d'Epinal, le 3 avril. Avec des belles prestations puisque Minh-Long Ngo a obtenu la mention bien à l'unanimité, Leila Boudot et Ernad Husejinovic ont obtenu la mention très bien et Anh-Khoa Ngo la mention très bien à l'unanimité.

Marion Roch rend hommage aux soignants


juillet 2020
La Bisontine Marion Roch vient de faire paraître "Les 1000 pieuvres" chanson dédiée aux soignants, auxquels tous les profits générés seront reversés. Une chanson écrite en deux étapes : en 2016, elle découvre le quotidien des soignants lorsqu'elle accompagne pendant 5 mois sa grand-mère à l'hôpital. Début 2020, lorsqu'on parle une fois de plus des conditions difficiles des soignants, elle reprend ses idées, recueille des témoignages et écrit cette chanson. Sans se douter qu'elle allait sortir en pleine crise sanitaire, troisième référence inopinée de son texte. Disponible en single, à écouter et partager sur youtube

« Citadelle »


décembre 2019
On vous laisse apprécier ici le nouveau morceau electro de l'artiste bisontin Sorg, "Citadelle", hommage à sa ville, accompagné d'une réalisation 100% locale : morceau produit et mixé par Sorg, masterisé par Thomas Fournier, visuel réalisé par Ornella Salvi, prises drones par Jean-Philippe Putaud (Apollo77) et réalisation et montage de la vidéo par Christophe Roy (MS Studio / Mesh Photography).

Great hat persévère


novembre 2018
Après "Namantius", l’association de cinéma bisontine a poursuivi ses activités, en tournant notamment "Clair obscur", un court métrage sur Gustave Courbet lors de son retour à Ornans pour peindre son tableau "Enterrement à Ornans". Originalité du projet, il a été mené en partenariat avec l'école de musique Amuso qui joue la musique en direct lors des projections."Clair obscur" est passé par un financement participatif sur ulule.

"#Quiproquo"


octobre 2018
Un film d'action de 26 mn tourné à Besançon à partir d'une histoire vraie. Le 3e court métrage de Liil Serge Mbeutcha est dans son genre une réussite : scènes d'action très pros, images et montage soigné. Armé de l'enthousiasme et du dynamisme permettant de franchir les obstacles compliqués qui émaillent toute réalisation cinéma, le jeune homme est près pour se lancer dans le long. Trailer ici.
Voir tout